Migrants de Moria: Merkel annonce une action conjointe avec Paris

Des militants ont installé 13000 chaises vides, une pour chaque migrant dans le camp de Moria, devant le Reichstag à Berlin, le 7 septembre 2020.
Des militants ont installé 13000 chaises vides, une pour chaque migrant dans le camp de Moria, devant le Reichstag à Berlin, le 7 septembre 2020. REUTERS/Hannibal Hanschke
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Après l'incendie dans le camp de Moria sur l’île grecque de Lesbos, la pression monte sur les responsables européens pour trouver une solution pour venir en aide aux 13 000 migrants désormais sans toit. Angela Merkel a annoncé jeudi soir qu'une initiative franco-allemande allait permettre de transférer des mineurs non accompagnés vers d'autres pays européens. Ils seraient 400.

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Avec notre correspondant à Berlin,  Pascal Thibaut

Treize mille chaises avaient été installées lundi à Berlin devant le Parlement, une pour chaque migrant dans le camp de Moria. Le collectif d’ONG à l’origine de cette action voulait par là empêcher que l’opinion publique oublie la situation dramatique sur l’île grecque de Lesbos .

48 heures après, l’incendie du camp de Moria et ses conséquences est au cœur des débats en Allemagne. Les médias y consacrent leur Une. Des Allemands sont descendus dans les rues ces deux derniers jours.

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Les maires de dix grandes villes ont écrit à la chancelière Merkel pour proposer d’accueillir des migrants. Plusieurs régions en ont fait de même. Si la gauche est particulièrement en pointe, elle n’est pas seule. Seize députés conservateurs ont dans une lettre ouverte réclamé l’accueil de 5 000 migrants de Moria.

La pression monte contre le ministre de l’Intérieur qui a certes salué la prise en charge de mineurs non accompagnés, conséquence d’une initiative franco-allemande. Mais Horst Seehofer a jusqu’à présent refusé les propositions de villes et régions allemandes d’accueillir des réfugiés et plaide pour une solution européenne plutôt que pour un cavalier seul germanique.

Mais si la pression reste aussi forte, il sera bien difficile au gouvernement allemand de maintenir sa position actuelle.

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