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Méditerranée orientale: le navire turc au cœur des tensions avec Athènes est rentré au port

La mission de l'«Oruc Reis» avait été prolongée à trois reprises depuis son déploiement le 10 août dernier.
La mission de l'«Oruc Reis» avait été prolongée à trois reprises depuis son déploiement le 10 août dernier. REUTERS/Yoruk Isik
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le navire de recherche sismique turc, dont le déploiement dans des eaux revendiquées par la Grèce a provoqué une escalade des tensions entre Athènes et Ankara, a regagné la côte turque ce week-end.

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Ce sont peut-être les prémices d’un apaisement entre la Turquie et la Grèce en Méditerranée orientale, où les deux pays se disputent la souveraineté de zones potentiellement riches en hydrocarbures. Un mois après son déploiement, le navire turc Oruc Reis est finalement rentré au port. Athènes a salué « un premier pas positif ». S’il est encore trop tôt pour parler d’apaisement, c’est la première fois depuis des semaines que la tension baisse d’un cran entre les voisins grec et turc.

Les dissensions entre Athènes et Ankara sont au plus haut depuis que la Turquie a déployé le 10 août ce bateau sismique, escorté de navires de guerre, pour procéder à des explorations au large de l'île grecque de Kastellorizo, à 2 km des côtes turques. Le malaise s'est encore aggravé fin août, lorsque les deux pays ont effectué des manoeuvres militaires rivales, la Turquie avec les États-Unis puis la Russie, la Grèce avec la France, Chypre et l'Italie.

La Turquie mène également des prospections dans la Zone économique exclusive (ZEE) de la République de Chypre, pays de l'Union européenne (UE) qu'elle ne reconnaît pas en raison de la partition de l'île.

La mission de l'Oruc Reis, prolongée à trois reprises malgré des protestations de la Grèce et de l'UE, arrivait à terme samedi et n'a donc pas été prolongée. Mais la Turquie n’exclut pas de redéployer son navire dans la zone contestée. « Il y aura des allers-retours », « il n’est pas question de renoncer à nos droits », a déclaré son ministre de la Défense, Hulusi Akar, en visite dans la ville balnéaire de Kas, située juste en face. 

Mais le ministre turc a aussi appelé au dialogue lors de ce déplacement, rapporte notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer. « Nous souhaitons vraiment arriver à une solution par des méthodes pacifiques », a-t-il assuré, avant d’accuser la France de mettre de l’huile sur le feu et de pousser la Grèce dans une « course à l’armement ». La veille, Athènes avait annoncé un programme d'achat d'armes incluant des avions de combat français. 

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