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Affaire Navalny: la France et l’Allemagne mettent la pression sur la Russie qui s’indigne

L'hôpital berlinois de la Charité Mitte, où l'opposant russe Alexeï Navalny est hospitalisé, le 22 août 2020.
L'hôpital berlinois de la Charité Mitte, où l'opposant russe Alexeï Navalny est hospitalisé, le 22 août 2020. REUTERS/Fabrizio Bensch
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Deux laboratoires, l’un français, l’autre suédois, ont confirmé les conclusions d’un laboratoire militaire allemand : l'opposant russe Alexeï Navalny a été empoisonné au Novitchok. Après la publication de ces résultats, Berlin et Paris remettent la pression sur Moscou, qui continue de parler d’accusations sans fondement.

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Des accusations « non étayées » qui ne reposent « sur rien ». Voilà comment Vladimir Poutine a réagi aux propos d’Emmanuel Macron. Le président français s’est entretenu ce lundi 14 septembre avec son homologue russe au téléphone et lui a demandé que « toute la lumière soit faite, sans délai » sur la « tentative d'assassinat » d’Alexeï Navalny. La France partage, « sur la base de ses propres analyses », les conclusions relatives à la « tentative d'assassinat » de l'opposant russe, a annoncé Emmanuel Macron au chef du Kremlin. Des accusations jugées « inappropriées » à Moscou.

La Russie s’en tient à sa version : les analyses, effectuées au moment de l'hospitalisation de l'opposant à Omsk en Sibérie, avant son transfert vers l'Allemagne, n'avaient révélé aucune substance toxique dans son organisme.

Sergueï Lavrov annule sa visite à Berlin

Comme l’avait auparavant exigé la diplomatie russe, Vladimir Poutine a réclamé que Berlin fournisse « les échantillons biologiques » ayant permis aux spécialistes allemands de pointer du doigt une substance de type Novitchok. Mais l’Allemagne préfère passer par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques dont la Russie est membre. Elle pourra donc à ce titre prétendre aux résultats de l’enquête de l’OIAC qui a « prélevé des échantillons » à l’hôpital de la Charité à Berlin.

Ces derniers développements ne risquent pas d’améliorer les relations entre la France et l’Allemagne d’un côté et la Russie de l’autre. Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, était attendu ce mardi 15 septembre en Allemagne. Visite annulée par la partie russe. Berlin et Moscou ne semblent plus avoir grand-chose à se dire.

Alexeï Navalny, quant à lui, va mieux. L’hôpital de la Charité à Berlin a publié un nouveau communiqué dans lequel il indique que l’état de santé de l’opposant russe continue de « s'améliorer ». Il peut désormais « temporairement quitter son lit ».

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