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Sommet Chine-UE: les Européens évoquent les questions sensibles face à Xi Jinping

Les dirigeants européens Charles Michel, Ursula von der Leyen et Angela Merkel ont tenu ce lundi 14 septembre une visioconférence avec le président chinois Xi Jinping.
Les dirigeants européens Charles Michel, Ursula von der Leyen et Angela Merkel ont tenu ce lundi 14 septembre une visioconférence avec le président chinois Xi Jinping. REUTERS/Yves Herman
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les dirigeants européens Charles Michel pour le Conseil, Ursula von der Leyen pour la Commission et Angela Merkel pour la présidence semestrielle de l’UE ont tenu ce lundi 14 septembre une visioconférence avec le président chinois Xi Jinping. Cette réunion virtuelle remplace un sommet initialement prévu à Leipzig.

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Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

Au menu des débats, des questions économiques et celle du climat, mais aussi l’État de droit et les droits de l’homme. À l’occasion de ce sommet principalement économique aux yeux de Pékin, les Européens ont beaucoup parlé de sujets politiques. Pour ces derniers, les tensions sino-américaines confèrent à l’Union européenne un rôle capital vis-à-vis de la Chine comme partenaire économique.

Ils ont choisi de s’en prévaloir pour évoquer avec le président chinois les sujets qui fâchent : inquiétude quant aux pressions chinoises à l’encontre de la souveraineté de Taïwan, désir de voir la Chine en revenir à ses engagements et respecter l’autonomie de Hong-Kong et la démocratie dans ce territoire, préoccupation pour les défenseurs des droits de l’homme et les journalistes ou encore les droits de l’Homme pour les minorités du Tibet et du Xinjiang. À ce sujet, ils ont d’ailleurs proposé au président chinois d’autoriser l’accès d’observateurs indépendants au Xinjiang pour vérifier quel est le traitement réservé à la communauté ouïghoure.

Parler d'une seule voix

Les 27 pays membres de l’Union européenne s’étaient mis d’accord avant ce sommet en visioconférence pour pouvoir parler d’une seule voix et envoyer ce qu’ils estiment être un message fort à la Chine : il n’est pas possible d’avoir des relations économiques et commerciales sans devoir en contrepartie accepter de débattre des questions politiques.

Comme l'explique le président du conseil européen Charles Michel, l’Union européenne doit défendre non seulement ses intérêts mais aussi ses valeurs. « Ça a été un sommet avec de la substance et avec des arguments pour tenter de faire avancer les valeurs fondamentales dans lesquels nous croyons. Nous ne baissons pas les yeux, insiste-t-il. Nous considérons que l'État de droit, les droits de l'homme, la dignité de chaque êtres humains et la protection des minorités sont des thèmes qui doivent être abordés. »

De petites améliorations pour les Européens

Pour le volet économique et commercial, les Européens se sont réjouis de la signature en marge de ce sommet de la reconnaissance par la Chine des appellations géographiques protégées de l’Union européenne. Mais ils concèdent qu’il y a encore du chemin à parcourir avant de parvenir à la réciprocité espérée pour l’accès aux marchés.

L’Union demande à la Chine de lever les barrières et de permettre un accès au marché chinois dans des conditions de concurrence équitable pour les entreprises européennes, avec par exemple une protection des investissements. L’ambition initiale d’une feuille de route pour un accord d’ici décembre 2020 reste encore en suspens après ce sommet.

►À lire aussi : Sommet Chine-UE: «l'Union européenne réclame des règles de transparence et de réciprocité»

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