Accéder au contenu principal

Coronavirus: les eurodéputés s'emportent contre la cacophonie des restrictions

Les députés européens au sein du parlement à Bruxelles, le 15 septembre 2020.
Les députés européens au sein du parlement à Bruxelles, le 15 septembre 2020. REUTERS/Yves Herman
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Dans un débat au Parlement européen ce mardi 15 septembre après-midi, les eurodéputés ont dénoncé la cacophonie dans les déplacements des Européens suite aux mesures de restrictions mises en place par les États membres pour faire face à la recrudescence de l’épidémie de Covid-19.

Publicité

Les parlementaires ont dénoncé les entraves à la liberté de circulation dans l’espace Schengen, rapporte notre correspondante à Bruxelles, Joana Hostein. La Belge Petra de Sutter, présidente de la commission du marché intérieur, parle même de véritable chaos. « Après leurs vacances, les touristes belges qui rentrent d’Espagne doivent respecter 14 jours de quarantaine, contre seulement 10 jours pour les touristes néerlandais, et zéro pour les français. Pour nous les Belges, l’ensemble du territoire espagnol est considéré comme zone rouge mais pas pour les autorités françaises. Nous ne pouvons pas expliquer ces différences d’approche à nos citoyens ».

« Égoïsmes nationaux »

Il faut donc, selon les eurodéputés, définir des critères communs pour identifier les zones à risque, établir une cartographie en trois couleurs, mise à jour une fois par semaine, comme proposé par la Commission européenne, et avancer sur une reconnaissance mutuelle des tests. Il en va de la survie de l’espace Schengen, selon la députée française Véronique Trillet Lenoir, médecin de formation. « La crise sanitaire ne doit pas servir d’excuse à des égoïsmes nationaux et au manque de solidarité »

Dans le viseur des eurodéputés, la Hongrie, qui a fermé ses frontières aux non-résidents jusqu’à la fin septembre à l’exception des touristes tchèques, slovaques et polonais.

Les compagnies aériennes, elles aussi, plaident pour une meilleure coordination entre les Etats membres. « On leur demande des critères communs pour évaluer de la même façon les facteurs de risques. On leur demande de développer une politique européenne de tests », explique Agnès Leroux, directrice politique de l'association Airlines for Europe.

Car si le trafic aérien s'est légèrement amélioré en Europe en juillet grâce à une ouverture progressive des frontières, il a carrément stagné en août avec seulement un tiers de voyageurs par rapport à l'an dernier. La crise menace des milliers d'emplois en Europe et le secteur du transport aérien est l'un des plus touchés avec 419 milliards de dollars de manque à gagner au niveau mondial d'ores et déjà prévu pour 2020.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.