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Grèce: à Lesbos, après l’incendie du camp de Moria, l’évacuation des réfugiés s’accélère

Des réfugiés du camp détruit de Moria partent vers un nouveau camp temporaire, sur l'île de Lesbos, Grèce, 17 septembre 2020.
Des réfugiés du camp détruit de Moria partent vers un nouveau camp temporaire, sur l'île de Lesbos, Grèce, 17 septembre 2020. REUTERS/Elias Marcou
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Grèce, sur l’île de Lesbos, plus d’une semaine après l’incendie qui a détruit le camp de demandeurs d’asile de Moria, l’évacuation des réfugiés vers un nouveau camp s’est accélérée depuis jeudi. Plusieurs milliers de demandeurs d’asile ont maintenant été enregistrés et ont pu intégrer le nouveau camp, constitué de centaines de tentes. L’opération pourrait prendre entre deux et trois jours au total.

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Avec notre correspondant à Athènes, Joël Bronner

Sur les images de la télévision grecque, ils étaient à présent des centaines de demandeurs d’asile du camp calciné de Moria à faire la queue devant les grilles du nouveau camp de l’île de Lesbos. Une installation en bord de mer, composée de tentes blanches portant le sigle du Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU et montée à la hâte dans les jours qui ont suivi le double incendie de ce camp de Moria, le plus grand d’Europe.

Selon les autorités, ils seraient maintenant 5 000 à avoir intégré ce nouveau camp, sur le site dit de Kara Tepe, contre seulement un millier la veille. Au total, ce sont 12 700 demandeurs d’asile qui ont fui le camp calciné de Moria, le plus souvent dans un dénuement quasi-total. Ces derniers jours, l’eau, la nourriture et les médicaments manquaient notamment cruellement.

Avant leur entrée dans ce camp, les autorités grecques ont indiqué avoir procédé à des tests rapides relatifs au coronavirus. Plus d’une centaine de cas positifs auraient été détectés et placés en quarantaine.

Ces derniers jours, de nombreux demandeurs d’asile se montraient réticents à intégrer ce camp qui pourrait à leurs yeux constituer une forme de nouveau Moria. Un camp surpeuplé, notamment réputé pour son insalubrité et la promiscuité entre ses résidents. 

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