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Sorti de l'hôpital, Alexeï Navalny va rester en Allemagne pour poursuivre son traitement

L'oposant russe Alexeï Navalny est sorti de l'hôpital ce mardi 22 septembre 2020.
L'oposant russe Alexeï Navalny est sorti de l'hôpital ce mardi 22 septembre 2020. AP Photo/Pavel Golovkin
Texte par : RFI Suivre
4 mn

L'opposant russe était hospitalisé depuis le 22 août à Berlin après avoir été empoisonné au Novitchok, selon des laboratoires allemand, français et suédois. Il a été autorisé à sortir de l'hôpital, mardi 22 septembre, et un rétablissement total est possible. C’est ce qu’a annoncé ce mercredi l'hôpital de la Charité.

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« L'état de santé du patient s'est amélioré au point que les soins intensifs ont pu être interrompus » après 32 jours d'hospitalisation, a indiqué dans un communiqué l'établissement hospitalier, un des plus réputés au monde.

« Au vu du déroulement du traitement à ce stade et de l'état actuel du patient, les médecins considèrent qu'un rétablissement complet est possible », a ajouté l'hôpital berlinois. « Les éventuelles conséquences à long terme de l'empoisonnement grave ne peuvent être évaluées qu'au cours de la suite du traitement », a-t-il cependant prévenu.

Un traitement que l'opposant à Vladimir Poutine va poursuivre en Allemagne, a fait savoir son entourage ce mercredi. « Alexeï Navalny va rester pour le moment en Allemagne, son traitement n'est pas terminé », a ainsi déclaré dans une vidéo diffusée sur Twitter sa représentante, Kira Iarmych.

Amaigri et les yeux cernés

À terme, Alexeï Navalny pourrait néanmoins rentrer en Russie. Interrogée par l'AFP le 15 septembre quant à un retour de l'opposant en Russie une fois rétabli, sa porte-parole avait répondu qu'il « n'avait jamais été question d'autre chose ».

L'opposant numéro un au Kremlin, 44 ans, a posté ces derniers jours plusieurs photos de lui, dont une en compagnie de son épouse sur un balcon de l'hôpital, où il apparaît amaigri et les yeux cernés.

Les analyses pratiquées en Allemagne et confirmées par des laboratoires français et suédois ont conclu à un empoisonnement au Novitchok, une substance neurotoxique utilisée en Russie à des fins militaires, rappelle notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut. Le gouvernement allemand avait demandé à Moscou de faire toute la lumière sur les circonstances de l’empoisonnement. Mais la Russie rejette toute responsabilité.

Selon les soutiens d’Alexeï Navalny, des traces de Novitchok ont notamment été retrouvées sur une bouteille d'eau ramassée dans sa chambre d'hôtel en Sibérie. Victime d'un malaise au cours d'un vol en Russie le 20 août, Alexeï Navalny a d'abord été admis dans un établissement sibérien avant d'être transféré en Allemagne.

Navalny « libre » de revenir

Bien qu'il n'en soit donc pas question dans l'immédiat, le Kremlin a fait savoir ce mercredi que l'opposant à Vladimir Poutine était « libre » de revenir en Russie s'il le souhaitait.

« En ce qui concerne son retour à Moscou, il est libre, comme tout citoyen russe, de le faire à n'importe quel moment », a indiqué le porte-parole de la présidence, Dmitri Peskov, cité par les agences de presse russes.

« Dans tous les cas, c'est très bien si le patient est effectivement en voie de guérison. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement », a ajouté M. Peskov, qui ne prononce jamais le nom de l'opposant, tout comme Vladimir Poutine.

(Avec AFP)

À lire: Affaire Navalny: faute d'explication, Berlin menace Moscou de sanctions

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