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Tensions en Méditerranée: Macron et Erdogan s’expliquent, Grecs et Turcs prêts à négocier

Après des semaines d'invectives entre Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron (ici lors d’une conférence de presse commune à l'Élysée le 5 janvier 2018), l'heure était aux explications mardi 22 septembre à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU.
Après des semaines d'invectives entre Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron (ici lors d’une conférence de presse commune à l'Élysée le 5 janvier 2018), l'heure était aux explications mardi 22 septembre à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU. REUTERS/Ludovic Marin
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La Turquie et la Grèce semblent avoir opté pour l'apaisement dans la crise qui les oppose en Méditerranée orientale où les deux pays se disputent des zones potentiellement riches en gaz naturel. Ankara et Athènes se disent prêts à entamer des négociations exploratoires, après des semaines de tensions exacerbées par des manœuvres militaires rivales. De ces tensions entre la Turquie et les pays de l'Union européenne, notamment la France qui a pris parti pour la Grèce, il était aussi question lors de la première journée de l'Assemblée générale de l'ONU.

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Après des semaines d'invectives entre Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron, l'heure était aux explications ce mardi, d'abord via les discours des deux chefs d'État à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU. En raison de la crise sanitaire, aucun président ou chef de gouvernement n’avait fait le déplacement. Les discours étaient préenregistrés et diffusés à la tribune à New York. 

Recep Tayyip Erdogan a proposé une conférence régionale sur la Méditerranée orientale : « Notre priorité, c'est de régler les désaccords à travers un dialogue sincère sur la base du droit international et sur un pied d'égalité. Toutefois, nous ne tolérerons aucune mesure imposée, aucun harcèlement, aucune attaque. »

Entretien téléphonique

Emmanuel Macron a rappelé les règles nécessaires à tout dialogue entre alliés. « Nous, Européens, sommes prêts au dialogue, à la construction indispensable d'une Pax Mediterranea. Mais pas au prix d'intimidations. Pas au prix de la logique du plus fort. Dans le respect du droit international, de la coopération et du respect entre alliés. Ces principes sont non négociables. » 

Dans la soirée, les deux présidents se sont entretenus par téléphone. Recep Tayyip Erdogan attend de Paris « une attitude constructive » dans la crise qui l’oppose à la Grèce. Emmanuel Macron a, quant à lui, demandé à son homologue turc de s'engager « sans ambiguïté » pour une désescalade des tensions.

À lire: Tensions en Méditerranée: l'Europe entre menaces et dialogue avec la Turquie

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