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Revue de presse des Balkans

À la Une: vers une première alternance démocratique au Monténégro?

Les membres du Parlement du Monténégro, réunis pour la première fois depuis les élections du 30 août, le 23 septembre 2020 à Podgorica.
Les membres du Parlement du Monténégro, réunis pour la première fois depuis les élections du 30 août, le 23 septembre 2020 à Podgorica. Savo PRELEVIC / AFP

Une revue de presse présentée en partenariat avec le Courrier des Balkans.

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Jamais dans son histoire le Monténégro n’avait encore connu de changement pacifique et démocratique du pouvoir. Depuis les élections du 30 août marquées par la victoire de trois coalitions d’opposition, l’alternance est en route. Mardi 23 septembre, le nouveau Parlement a tenu sa session inaugurale, permettant d’acter la formation de la nouvelle majorité, et désignant Zdravko Krivokapić comme mandataire chargé de former le nouveau gouvernement. Au bout de trente ans de règne sans partage, le Parti démocratique des socialistes de Milo Đukanović doit admettre sa défaite, mais de lourdes tâches attendent la nouvelle majorité. Ses priorités sont de lutter contre la corruption et le crime organisé, mais comment dépolitiser la justice ? Pourra-t-elle compter sur la police et les fonctionnaires nommés par l’ancien régime ? Réponses dans les prochaines semaines.

Cela a été la tournée des grandes promesses. Richard Grenell, l’émissaire spécial du président Trump pour les Balkans, s’est rendu à Pristina et à Belgrade, l’occasion de promettre de mirifiques investissements américains, après la conclusion de l’accord entre les deux pays, signé à la Maison Blanche le 4 septembre. Dans la perspective de l’élection présidentielle du 4 novembre, Donald Trump veut prendre le Kosovo comme exemple de ses succès en politique internationale mais, sur le terrain, bien des obstacles demeurent, notamment l’épineuse question des propriétés contestées de la Serbie au Kosovo. L’Union européenne entend reprendre la main sur la poursuite du dialogue entre Belgrade et Pristina. Par ailleurs, les nouvelles chambres spécialisées pour les crimes de guerre de l’UÇK viennent de procéder à la première arrestation d’un suspect, Sali Mustafa, ancien commandant de la guérilla. Le président du Kosovo, Hashim Thaçi fait lui-même l’objet d’un acte d’accusation.

En Bosnie-Herzégovine, c’est déjà le branle-bas de combat en vue des élections municipales du 15 novembre, et l’on s’inquiète des (nombreuses) possibilités de fraude. Dans la ville de Mostar, où aucune élection municipale n’a pu être organisée depuis douze ans, un scrutin spécifique est prévu le 20 décembre, et les Serbes veulent faire entendre leur voix dans cette ville polarisée entre les nationalistes bosniaques et croates. Par ailleurs, un nouveau scandale secoue la Republika Srspka, puisque les accusations de complicité de crimes lancées contre le Premier ministre de l’entité serbe se confirment.

En Serbie, Laguna FM, la dernière radio indépendante de Belgrade, va fermer son antenne : elle vient d’être rachetée par le patron de TV Pink, une chaîne de divertissement très proche du président Vučić. Désormais, tous les médias audiovisuels sont contrôlés par des affidés du régime. Quant à Aleksandar Vučić, en pleine dérive autocratique, il se reconnaît deux modèles : le prince médiéval Stefan Nemanja, et surtout le prince Miloš Obrenović, qui engagea la Serbie dans la voie d’une modernisation très autoritaire au XIXe siècle...

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