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Affrontements au Haut-Karabakh: la crainte d'une intervention turque en cas de guerre

Un soldat azerbaïdjanais conduit un transporteur blindé à Bakou, en Azerbaïdjan, le 27 septembre 2020.
Un soldat azerbaïdjanais conduit un transporteur blindé à Bakou, en Azerbaïdjan, le 27 septembre 2020. REUTERS/Aziz Karimov
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Un conflit majeur impliquant l'Azerbaïdjan et l'Arménie pourrait entraîner l'intervention des puissances en concurrence dans la région du Caucase, la Russie et la Turquie. Cette dernière a aussitôt affiché son soutien sans faille à l'Azerbaïdjan.

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De notre correspondante à Istanbul,  Anne Andlauer

Si les combats dans la région du Haut-Karabakh devaient dégénérer en guerre, le choix d’Ankara serait clair : la Turquie a pris fait et cause pour ses « frères » turcophones d’Azerbaïdjan.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan leur a promis sur son compte Twitter le soutien total « de la nation turque », « avec tous nos moyens » et « comme toujours ». Il venait d’échanger par téléphone avec son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliyev, dont il a salué « la position avisée et déterminée ».

« Une seule et même nation »

Le président du Parlement turc, Mustafa Sentop, a accusé l’Arménie d’être «un État terroriste » et une « menace pour la paix dans toute la région ». Quant au ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, il a eu un entretien téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov, pour évoquer ce qu’Ankara qualifie « d’agression arménienne ».

Rien d’étonnant à cette prise de position. La Turquie est le plus proche allié de l’Azerbaïdjan et les deux États considèrent former « une seule et même nation ».

À l’inverse, les relations diplomatiques entre la Turquie et l’Arménie sont inexistantes et la frontière entre les deux pays est fermée depuis le début des années 1990, précisément en signe de soutien à Bakou dans le conflit du Haut-Karabakh.

►À (re)lire : Le Haut-Karabakh, la poudrière non reconnue du Caucase


La Russie, puissance régionale, appelle à la fin des hostilités

Le président russe Vladimir Poutine a appelé à mettre fin aux nouveaux combats meurtriers opposant les séparatistes du Haut-Karabakh, soutenus par Erevan, aux forces azerbaïdjanaises.

« Il est important de mettre en œuvre tous les efforts nécessaires pour éviter une escalade de la confrontation, mais l'essentiel est qu'il faut mettre fin aux hostilités », a affirmé M. Poutine à l'issue d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian.

Si l’Azerbaïdjan peut compter sur le soutien de la Turquie, l'Arménie, pays bien plus pauvre, est, elle, plus proche de la Russie, qui y dispose d'une base militaire. De plus, Erevan est membre d'une alliance politico-militaire dirigée par Moscou : l'Organisation du traité de sécurité collective. Mais le Kremlin, qui se positionne en arbitre régional, livre des armes aux deux pays.

Le conflit autour du Haut-Karabakh nourrit les tensions régionales depuis trente ans et un conflit majeur impliquant l'Azerbaïdjan et l'Arménie pourrait entraîner l'intervention des puissances en concurrence dans la région du Caucase, la Russie et la Turquie.

(Avec AFP)

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