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Nouveaux affrontements meurtriers entre l'Azerbaïdjan et les séparatistes du Haut-Karabakh

Des tanks azéris pris pour cible par l'armée arménienne au Haut-Karabakh le 27 septembre 2020.
Des tanks azéris pris pour cible par l'armée arménienne au Haut-Karabakh le 27 septembre 2020. Armenian Defense Ministry via AP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

De violents combats ont éclaté ce dimanche entre les forces azerbaïdjanaises et les séparatistes de la région du Haut-Karabakh. Le gouvernement azerbaïdjanais a déclaré avoir lancé une contre-offensive contre les séparatistes soutenus par l'Arménie qui a décrété la loi martiale et la mobilisation générale.

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Le Caucase est à nouveau sous haute tension. Les deux belligérants, qui s’affrontent sur le territoire contesté du Haut-Karabakh depuis 30 ans, ont annoncé des morts civils. 

C’est à 7h10 du matin heure locale, que les hostilités ont commencé ce dimanche. Du côté du Haut-Karabakh et de l’Arménie, on parle d’une offensive de grande ampleur mobilisant forces aériennes et terrestres. Un contingent comparable voire plus important que celui déployé lors de la guerre dites des « 4 jours » d’avril 2016, rapporte notre correspondant à Tbilissi, Régis Gente.

Cette nouvelle crise contient de « sérieux facteurs de risques ».

Cette dernière avait causé la mort d’environ 230 militaires et civils, et permis à l’Azerbaïdjan de reprendre quelques centaines d’hectares. Ce dimanche, un porte-parole du ministère azerbaïdjanais de la Défense a d'ailleurs déclaré à l'AFP que l'Azerbaïdjan avait « libéré six villages, cinq dans le district de Fizouli, un dans le district de Jebrail ».

Le côté azerbaïdjanais, qui a mobilisé ses réservistes voilà quelques jours, évoque-lui une « contre-offensive » sur tout le front du Haut-Karabakh afin « de supprimer l’activité de combat des forces armées de l’Arménie », sans préciser lesquelles. Les autorités de Bakou affirment avoir détruit 12 batteries anti-aériennes. L'un de leurs hélicoptères aurait été abattu. Le pays a également déclaré la loi martiale et un couvre-feu à Bakou, la capitale, a déclaré le porte-parole de la présidence azerbaïdjanaise, Hikmet Hajiyev.

Selon nos sources, le déploiement de drones, avions, hélicoptères et chars azerbaïdjanais indique que cette nouvelle crise contient de « sérieux facteurs de risques ». Le Premier ministre d'Arménie, Nikol Pachinian a même estimé que l'Azerbaïdjan avait « déclaré la guerre » au peuple arménien. 

Quant aux séparatistes soutenus par l'Arménie, ils ont déclaré avoir infligé des pertes à l'armée azerbaidjanaise. Le Haut-Karabakh et l’Arménie ont décrété la mobilisation générale craignant que, comme en 2016, à défaut de tenter de reprendre la province dans son entier, Bakou ne s’empare de positions stratégiques notamment dans ce qu’on appelle les « territoires occupés ».

La présidence du Haut-Karabakh a annoncé que la capitale de la région, Stepanakert, a été bombardée. 16 militaires séparatistes arméniens ont été tués dans les affrontements, selon le ministère de la Défense. Les autorités ont demandé aux habitants de se mettre à l'abri. Et quelques heures avant l'Azerbaïdjan, l'Arménie et le Haut-Karabakh ont décrété la loi martiale.

Plusieurs appels à une cessation des hostilités

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a appelé la population à se « tenir prête à défendre la patrie sacrée », selon ses termes. Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a, de son côté, promis la victoire de son armée et a déclaré défendre une cause juste.

La Russie a appelé à un cessez le feu immédiat et à des pourparlers entre les belligérants qui se rejettent la responsabilité pour la reprise des hostilités. La France, tout comme l’Union européenne, ont appelé à la cessation des hostilités et à un « retour aux négociations ».

De son côté, la Turquie, qui soutient l'Azerbaïdjan, a promis de soutenir Bakou « par tous (ses) moyens ».

►À lire aussi : Le Haut-Karabakh, la poudrière non reconnue du Caucase

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