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En Finlande, des chiens pour détecter le Covid-19 en 10 secondes

Chiens spécialement dressés pour renigler les personnes positives au Covid-19, à l'aéroport d'Helsinki, le 22 septembre.
Chiens spécialement dressés pour renigler les personnes positives au Covid-19, à l'aéroport d'Helsinki, le 22 septembre. Lehtikuva/via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La détection des personnes infectées par le coronavirus, qu’elles soient asymptomatiques ou pas, est devenue un élément-clé de la lutte contre l’épidémie. Tester une population entière, cependant, est très difficile. Les laboratoires ont une capacité limitée, les délais pour obtenir les résultats sont de plus en plus longs, sans parler du coût. En Finlande, des chercheurs ont donc décidé d’utiliser des chiens, et leur odorat, pour repérer les malades. 

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Avec notre correspondant régional Frédéric Faux

Lorsque vous arrivez à l’aéroport d’Helsinki, vous avez la possibilité d’entrer dans une petite pièce pour frotter vos aisselles ou le creux de votre cou avec un morceau de tissu. De l’autre côté du mur, un dresseur récupère l’échantillon et le fait sentir à son chien qui peut savoir en dix secondes si vous êtes ou non infecté par le coronavirus.

Les chiens sont déjà utilisés pour détecter des maladies comme la malaria ou le cancer. Et ils sont tout aussi efficaces pour le coronavirus. Anna Hielm-Björkman, de l’université d’Helsinki, est la scientifique qui supervise cette expérience : « On a un taux de détection qui va de 94 à 100%. C’est mieux que les tests PCR. Et quand  il y a une différence entre un test PCR et le chien, c’est généralement le chien qui a raison. » 

Sachant qu’un bon chien peut être entraîné en quelques jours, une détection de masse du coronavirus par ce moyen est tout à fait possible, et pourrait être très utile dans les aéroports, mais aussi à l’entrée des hôpitaux, ou des écoles.

Reste cependant une question, qu’est-ce que les chiens sentent et détectent exactement : « On n’en a aucune idée. La technologie n’est pas au niveau de l’odorat d’un chien, elle ne peut pas détecter des teneurs aussi faibles. »

D’ici la fin novembre, une dizaine de chiens seront en poste à l’aéroport d’Helsinki. 

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