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Conflit au Haut-Karabakh: Israël, partenaire de longue date de l'Azerbaïdjan

Soldat arménien dans une tranchée, près de la frontière du Haut-Karabakh, en avril 2016 (Photo d'illustration).
Soldat arménien dans une tranchée, près de la frontière du Haut-Karabakh, en avril 2016 (Photo d'illustration). REUTERS
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Israël, qui compte parmi les premiers pays à avoir reconnu l'Azerbaïdjan après son indépendance, est un partenaire de longue date du pays en termes de fourniture d'armes et d'entraînement des troupes.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

Des avions azerbaïdjanais ont été repérés ces derniers jours faisant la liaison entre Bakou et Ouvda, une base militaire dans le sud d'Israël. Des médias arméniens assurent que l'Azerbaïdjan est venu s'approvisionner en armes. Un conseiller du président azerbaïdjanais estimait auprès du site d'information Axios que ces vols s'inscrivaient dans le cadre de « la coopération de longue date » entre les deux pays, qu'ils n'étaient pas liés aux combats actuels avec l'Arménie.

Israël compte en effet parmi les premiers pays à avoir reconnu l'Azerbaïdjan après son indépendance, lors de la chute de l'URSS, en 1991. Depuis, dans le domaine de la défense, l'État hébreu est devenu un important partenaire de l'Azerbaïdjan.

« Il a entraîné les forces spéciales et il a aussi amélioré toute sorte d'équipement militaire de l'ère soviétique, notamment des chars d'assaut, rappelle Gallia Lindenstrauss, chercheuse à l'Institut pour les études de sécurité nationale à l'université de Tel Aviv. Mais je pense que 2011-2012 ont été des années charnières car Israël a commencé à vendre des drones et des systèmes de navigation satellite ».

Indépendance vis-à-vis de la Russie

En matière d'armement, les montants des contrats sont en général gardés secrets. Mais le président azerbaïdjanais avait lui-même évoqué la somme de près de 5 milliards de dollars lors de la visite de Benyamin Netanyahu à Bakou en 2016. Il s'agit d'une enveloppe conséquente car le pays voulait diversifier ses achats.

« Cela donne à l'Azerbaïdjan une certaine indépendance vis-à-vis de la Russie, poursuit Gallia Lindenstrauss. Il ne veut pas être trop dépendant de la Russie et il voit la diversification de ses liens internationaux comme une force, notamment dans sa position face à l'Arménie ». Depuis la reprise des combats au Haut-Karabakh, le gouvernement israélien s'est refusé à tout commentaire sur la situation.

► A écouter aussi : Haut-Karabakh: quels sont les risques d'un conflit majeur?

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