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Minsk et Moscou dénoncent les sanctions européennes contre le régime biélorusse

Pour le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov (ici en octobre 2017), ces sanctions sont une «preuve de faiblesse plus que de force».
Pour le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov (ici en octobre 2017), ces sanctions sont une «preuve de faiblesse plus que de force». REUTERS/Maxim Shemetov
Texte par : RFI Suivre
3 mn

À l'issue de la première journée du sommet européen, le président du Conseil Charles Michel a annoncé que les Vingt-Sept avaient « décidé la mise en oeuvre des sanctions contre les responsables de la répression [de l'opposition politique] en Biélorussie ».

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Le Kremlin a qualifié d' « aveu de faiblesse » les sanctions décidées vendredi par les dirigeants de l'UE contre le régime au pouvoir en Biélorussie. Des sanctions qui ont également conduit Minsk à annoncer des mesures en rétorsion.

Ces sanctions, qui seront « effectives dès vendredi », gèlent les avoirs dans l'UE des personnes concernées, qui sont également interdites d'entrée sur le territoire de l'Union. Le président Alexandre Loukachenko ne figure pas sur la liste, qui comprend « une quarantaine de noms », mais cette dernière n'est pas fermée, a précisé le président du Conseil européen Charles Michel.

« Si ça se durcit, on ne s'interdit pas de mettre M. Loukachenko sous sanctions », a abondé le président français Emmanuel Macron. Ces sanctions étaient réclamées par l'opposition biélorusse qui rejette le résultat de la présidentielle du 9 août dernier.

Le ministère biélorusse des Affaires étrangères a répliqué en annonçant ce vendredi une liste de sanctions contre l'UE, sans autre précision.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a quant à lui estimé que les sanctions de l'UE contre Minsk étaient une « preuve de faiblesse plus que de force » de la part des Européens, tout en jugeant « positif » qu'Alexandre Loukachenko ne soit pas personnellement visé.

« Éviter d'insulter l'avenir »

Pour Eric Maurice, de la Fondation Schuman, ces sanctions sont « un geste politique pour montrer le soutien de l'UE à la protestation en Biélorussie tout en évitant d'insulter l'avenir : ne pas provoquer la Russie, ne pas braquer Loukachenko et laisser la porte ouverte à un dialogue pour une nouvelle élection ».

Le principe de sanctions avait été approuvé il y a plusieurs semaines, mais l'unanimité des Vingt-Sept était requise pour leur mise en œuvre. Or, Chypre conditionnait son accord à une prise de position ferme de l'UE contre les violations de ses eaux territoriales par la Turquie.

Le président chypriote Níkos Anastasiádes, qui a obtenu gain de cause après plus de sept heures de discussions, a exprimé « sa satisfaction », tout comme le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, au deuxième jour du sommet qui s'est achevé vendredi.

(Avec AFP)

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