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Haut-Karabakh: la Turquie appelle la communauté internationale à soutenir l'Azerbaïdjan

Mevlüt Cavusoglu, le chef de la diplomatie turque et Ilham Aliyev, le président azerbaïdjanais à Bakou, le 6 octobre 2020.
Mevlüt Cavusoglu, le chef de la diplomatie turque et Ilham Aliyev, le président azerbaïdjanais à Bakou, le 6 octobre 2020. REUTERS
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Alors que les combats continuent de faire rage entre forces séparatistes arméniennes et armée azerbaïdjanaise dans le Haut-Karabakh, Bakou peut toujours compter sur l’appui sans faille de la Turquie. Le chef de la diplomatie turque, en visite à Bakou ce mardi 6 octobre, a appelé le monde à soutenir l'Azerbaïdjan et a mis en doute l'utilité d'un cessez-le-feu dans l'enclave.

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De notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

Depuis la reprise du conflit dans le Haut-Karabakh, les dirigeants turcs encouragent l’Azerbaïdjan à reprendre par la force les territoires perdus au début des années 1990, à moins que l’Arménie n’y renonce d’elle-même.

Le ministre turc des Affaires étrangères est allé répéter ce message en personne, d’abord au président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, auquel il a assuré être venu jusqu’à Bakou pour « montrer au monde le soutien de la Turquie ». Mevlüt Cavusoglu lui a même dit qu’Ankara attendait ses « instructions » pour lui fournir de l’aide « sur le terrain », « dès [qu’il] en aurait besoin et dans tous les domaines ».

À l’issue d’un échange avec son homologue azerbaïdjanais, le chef de la diplomatie turque a ensuite dénigré les appels de nombreux pays à un cessez-le-feu immédiat, exhortant plutôt ces pays à exiger de l’Arménie qu’elle « se retire des territoires appartenant à l’Azerbaïdjan ».

La Turquie reste donc inflexible dans son soutien à l’Azerbaïdjan. Un soutien largement partagé dans la population... Au moment où le ministre turc s’exprimait depuis Bakou, le chef du principal parti d’opposition, Kemal Kiliçdaroglu, proclamait depuis Ankara que le « coeur des 83 millions de Turcs bat avec l’Azerbaïdjan ».

 ■ Calme précaire sur la ligne de front

De nos envoyés spéciaux, Anissa El Jabri et Bertrand Haeckler

Vivres, matériel industriel pour réparer les infrastructures... Les poids lourds chargés étaient nombreux à circuler ce mardi après-midi, à peu près une vingtaine en une heure. Sur l'axe principal qui relie l’Arménie au Haut-Karabagh, la dizaine d'ambulances dans les deux sens roulait à une vitesse normale sans gyrophare et sans contrôle à la frontière. Peu de voitures civiles circulent et, au loin, on aperçoit la silhouette massive d'un tank acheminé sur un camion militaire.

Personne pour s’arrêter au premier village après la frontière, Berdzor. Ses commerces ouverts, ses habitants qui circulent une cigarette à la main, ses policiers qui bavardent au coin de la rue... On dirait presque un jour ordinaire, jusqu'au déclenchement de la sirène d'alerte bombardements et les tremblements sur le visage de l'épicière qui, en quelques secondes, fond en larmes. Ces deux derniers jours, les alertes ont sonné non-stop pendant des heures. Jusqu'ici, ce village n’a jamais été visé par des tirs.

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