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Kamtchatka: la nappe de pollution à la dérive dans le Pacifique

Depuis plusieurs jours, des habitants de la péninsule sauvage du Kamtchatka ont constaté la présence d'impressionnantes quantités d'animaux marins morts sur les plages de l'océan Pacifique.
Depuis plusieurs jours, des habitants de la péninsule sauvage du Kamtchatka ont constaté la présence d'impressionnantes quantités d'animaux marins morts sur les plages de l'océan Pacifique. WWF Russia
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C’est une pollution dont l’origine reste encore inconnue : une nappe toxique de 40 kilomètres de long et de plusieurs dizaines de mètres de large a été repérée au large de la péninsule du Kamtchatka, dans l’Extrême-Orient russe. La nappe qui a provoqué la mort de nombreux animaux marins serait en train de dériver le long de la péninsule vers les Iles Kouriles.

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De notre correspondant à Moscou

La nappe de pollution est compacte, elle ne se désintègre pas, et se déplace lentement vers le sud . Les conclusions de l’étude menée ces derniers jours par l’université fédérale d’Extrême-Orient sont pour le moins préoccupantes. La pollution prend la forme d’une mousse de couleur verte, et serait très étendue : une quarantaine de kilomètres de long, et de trente à cent mètres de large.

Ces derniers jours, les ONG de défense de l’environnement, des habitants de la péninsule et des surfeurs avaient tiré le signal d’alarme en faisant état d’un nombre anormal de cadavres d’animaux marins sur les plages de la péninsule. Après avoir tardé à reconnaître la pollution, les autorités ont finalement ouvert une enquête. Mais l’origine de la catastrophe est encore inconnue.

Origines mystérieuses

Plusieurs explications sont évoquées par la presse russe : celle d’une fuite de carburant militaire a été écartée catégoriquement par les autorités. Une autre piste avancée est celle d’une pollution liée à une décharge de produits toxiques située en amont de plusieurs cours d’eau. Une centaine de tonnes de pesticides et de produits chimiques y sont stockées.

Les autorités ont également avancé plusieurs explications « naturelles », en évoquant notamment un phénomène toxique lié à des concentrations anormales d’algues. Selon le ministère russe des ressources naturelles, cité par l’agence TASS, les échantillons d’eau analysés dans la zone polluée contiennent du phénol et du phosphate, à des niveaux de trois à dix fois supérieurs à la normale.

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