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Biélorussie: le rassemblement de l'opposition violemment dispersé à Minsk

Selon une ONG, la police a procédé à environ 150 arrestations. Minsk, le 11 octobre 2020.
Selon une ONG, la police a procédé à environ 150 arrestations. Minsk, le 11 octobre 2020. AP Photo
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Comme chaque dimanche, des milliers d'opposants au président biélorusse Alexandre Loukachenko se sont donné rendez-vous en début d'après-midi pour manifester à Minsk. Mais ils ont été brutalement dispersés.

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A coups de canons à eau, de matraques et de grenades assourdissantes, la police biélorusse est intervenue en force ce dimanche à Minsk pour disperser les milliers de manifestants dénonçant la réélection en août du président Alexandre Loukachenko.

Le mouvement de contestation historique au Bélarus, déclenché par des soupçons de fraudes massives lors de la présidentielle du 9 août, rassemble tous les dimanches des dizaines de milliers de personnes depuis deux mois. Cet après-midi encore, une foule immense s'est réunie dans la capitale pour réclamer le départ d'Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 26 ans. Mais la police a tout fait pour empêcher les différents cortèges de se regrouper, bloquant des rues et intervenant en force en amont pour disperser certains groupes.

« J'ai vu des membres des forces spéciales battre les gens à coups de pied, de poings, avec des bâtons, témoigne auprès de RFI un habitant de Minsk, dont la mère a été arrêtée alors qu'elle manifestait. L'agression de la police était plus élevée que les dimanches précédents. »

Le recours d'une telle ampleur à cet arsenal est une première depuis les manifestations qui ont eu lieu les jours suivant le scrutin, lorsque des milliers de personnes furent arrêtées, des dizaines blessées et une poignée tuées. Depuis, les heurts à Minsk avaient été sporadiques.

Si le ministère de l'Intérieur n'a pas dressé de bilan des arrestations, l'ONG Viasna a rapporté près de 150 personnes interpellées dans le pays, l'immense majorité à Minsk. Parmi elles, plus de 30 journalistes. Pour le ministère, en revanche, « le nombre de participants à l'événement non autorisé d'aujourd'hui a diminué par rapport aux fois précédentes ».

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