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La Turquie renvoie son navire controversé en Méditerranée orientale

Le navire sismique turc Oruc Reis en direction de 'louest d'Antalya sur la Méditerranée orientale, le 12 août 2020.
Le navire sismique turc Oruc Reis en direction de 'louest d'Antalya sur la Méditerranée orientale, le 12 août 2020. Handout / TURKISH DEFENCE MINISTRY / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le navire d'exploration turc Oruc Reis sera en Méditerranée orientale à partir de ce lundi 12 octobre et jusqu’au 22 octobre, dans la zone où il se trouvait en août et septembre, a annoncé dimanche la marine turque, ce qui pourrait générer de nouveau des tensions avec la Grèce. Athènes et Ankara avaient connu un mois de forte tension après le déploiement par la Turquie de ce bateau de recherche sismique, escorté de navires de guerre, au sud de l’île grecque de Kastellorizo, potentiellement riche en gaz naturel.

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Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

Le navire de recherche sismique Oruc Reis a quitté ce lundi le port d'Antalya où il était amarré depuis un mois, accompagné pour cette nouvelle mission par deux autres navires de ravitaillement et de transport, dénommés Ataman et Cengiz Han.

La manoeuvre a tout l'air d'une nouvelle démonstration de force de la part d'Ankara. Certes, lorsque l’Oruç Reis était rentré au port d’Antalya le mois dernier, des responsables turcs avaient fait savoir que le bateau devait subir une maintenance de routine, et qu’il poursuivrait sa mission de recherche d’hydrocarbures à l’issue de cette dernière.

Mais le président turc Recep Tayyip Erdogan avait aussi clairement présenté ce retrait comme un geste d’apaisement à l’égard de la Grèce, visant à laisser une chance à la diplomatie.

Possibles sanctions de l'UE

De fait, les tensions s’étaient atténuées ces dernières semaines. Ankara et Athènes avaient annoncé la tenue prochaine de « pourparlers exploratoires » au sujet de leurs différends dans l’est de la Méditerranée, et les ministres turc et grec des Affaires étrangères s’étaient rencontrés brièvement la semaine dernière.

En déployant de nouveau son navire de recherche sismique dans des eaux revendiquées par la Grèce, la Turquie s’expose aussi à des sanctions de l’Union européenne.

► À écouter : Avis de tempête en Méditerranée. Que veut, que peut Erdogan  ?

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