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Brexit: les Européens attendent des concessions britanniques

Michel Barnier, le principal négociateur européen pour le Brexit aux côtés de Charles Michel, le président du Conseil européen à Bruxelles, 15 octobre 2020.
Michel Barnier, le principal négociateur européen pour le Brexit aux côtés de Charles Michel, le président du Conseil européen à Bruxelles, 15 octobre 2020. Kenzo Tribouillard/Pool via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le gouvernement britannique n’a pas obtenu que le sommet européen en cours signe un accord sur la future relation euro-britannique bien que cette échéance bruxelloise du 15 octobre ait été fixée par Downing Street. Ce n’est pas une surprise car de l’avis des Européens les négociations ne sont nulle part. Les chefs d’États et de gouvernement des 27 ont appelé Boris Johnson à faire un effort et sont prêts eux aussi à en faire.

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Pour les Européens, le gouvernement de Boris Johnson doit faire les gestes nécessaires pour parvenir à un accord sur la future relation euro-britannique et surtout le Royaume-Uni doit honorer sa parole et appliquer l’accord de sortie déjà signé.

Il faut donner un nouvel élan aux pourparlers, estime le négociateur en chef de l’Union européenne Michel Barnier. Il reprendra les discussions la semaine prochaine à Londres ; il évoque désormais des concessions sur la pêche, point de blocage majeur entre l’Union et le Royaume-Uni : « J'ai indiqué dès le mois de juillet une ouverture à discuter. Je n'ai pas eu réellement d'ouverture réciproque. Nous savons bien que nous allons devoir faire un effort. Il faut que cet effort soit raisonnable, qu'il préserve les activités de pêche des entreprises de pêche de l'Union européenne. Ce que nous demandons aux Britanniques pour l'accès à leurs eaux pour nos entreprises de pêche est de manière proportionnée et réciproque, l'ouverture de secteurs importants du marché unique européen aux entreprises britanniques. »

Les deux autres sujets de contentieux sont la future gestion des différends dans l’accord de libre-échange et des garanties pour une concurrence équitable. Tous espèrent, ici, une solution avant le 31 décembre, mais ils sont nombreux à souligner que l’Union est désormais parée pour une absence d’accord.

► À lire aussi : Les négociations post-Brexit entrent dans une phase critique

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