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Haut-Karabakh: malgré le cessez-le-feu, Stepanakert touchée par de nouveaux bombardements

A Stepanakert, le 15 octobre 2020, après un tir de roquette.
A Stepanakert, le 15 octobre 2020, après un tir de roquette. Areg Balayan/ArmGov/PAN Photo/Handout via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le conflit au Haut-Karabakh ne baisse quasi pas en intensité, malgré l’accord de cessez-le-feu humanitaire obtenu samedi dernier à Moscou. Ce jeudi, des frappes ont à nouveau eu lieu sur la capitale de la république sécessionniste du Haut-Karabakh, Stepanakert. Le conflit a éclaté le 27 septembre après que l’Azerbaïdjan a lancé une offensive pour reprendre une partie de la petite république majoritairement peuplée d’Arméniens et qui était sous sa juridiction à l’époque soviétique, et a fait sécession après la chute de l’URSS. Ce nouveau conflit a probablement causé la mort de plusieurs milliers de personnes déjà, principalement des militaires.

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Avec notre correspondant à Tbilissi, Régis Genté

Le seul endroit où la trêve humanitaire était plus ou moins respectée depuis son entrée en vigueur, samedi midi, était Stepanakert. Mais ce jeudi, les frappes azerbaïdjanaises ont repris sur la petite ville, à moitié désertée de ses 55 000 habitants. Des tirs de roquettes se sont à nouveau abattus sur elle ce jeudi, une dizaine de fortes détonations qui ont touché les abords de la ville.

Des « cibles civiles » visées ?

Selon les autorités du Haut-Karabakh, l’ennemi a visé délibérément des « cibles civiles ». Voilà qui vient encore aggraver la situation côté arménien, alors que les forces azerbaïdjanaises poursuivent leur offensive sur la « ligne de contact », notamment au Sud-Est et au Nord.

Bakou annonce la reprise de six nouvelles localités, au Karabakh lui-même et dans deux districts occupés autour de la province sécessionniste, qui étaient sous contrôle arménien depuis la fin de la guerre de 1988-94.

Situation « très sérieuse »

Ce qui est en partie confirmé par le Premier ministre de l’Arménie Nikol Pachinian, qui a reconnu que l’armée dite de Défense d’Artsakh, nom arménien du Haut-Karabakh, a dû se retirer de certaines positions et que la situation est « très sérieuse ».

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