Accéder au contenu principal
Revue de presse des Balkans

Bulgarie: cent jours de mobilisation contre la corruption du régime Borissov

Manifestation contre le gouvernement, face à l'Assemblée nationale, le 10 septembre 2020, à Sofia.
Manifestation contre le gouvernement, face à l'Assemblée nationale, le 10 septembre 2020, à Sofia. AP/Valentina Petrova

Une revue de presse présentée en partenariat avec Le Courrier des Balkans.

Publicité

Cela fait cent jours qu'ils manifestent exigeant la démission du Premier ministre Boïko Borissov et du procureur général Ivan Guechev. Pour cet anniversaire, une grande manifestation a traversé ce vendredi le centre de Sofia, alors que le Parlement européen vient de condamner le régime bulgare. Mais nul ne sait comment le mouvement peut évoluer, alors que Boiko Borissov essaie de reprendre la main.

Un autre scandale secoue la Bulgarie, seul pays de l'Union européenne qui expulse de supposés « gülénistes » vers la Turquie. En cause, le « pacte secret » qui unirait Boiko Borissov à Recep Tayyip Erdoğan sur la gestion des flux migratoires. Le Premier ministre rêve aussi de servir de médiateur entre l'UE et Ankara. Pour leur part, beaucoup d’autres pays des Balkans, non-membres de l’UE, comme la Moldavie, l’Albanie ou le Kosovo expulsent également de supposés « gülénistes » vers la Turquie.

En Grèce, la presse, unanime, salue les condamnations « sévères mais justes » infligés aux dirigeants du mouvement né-nazi Aube Dorée. La Cour pénale d'Athènes a en effet reconnu le 14 octobre que ce mouvement était bien une « organisation criminelle ». Le meurtrier du rappeur antifasciste Pavlos Fyssas est condmané la perpétuité tandis que les principaux dirigeants du parti écopent de treize ans de prison.

La Grèce est toujours confrontée à une afflux de réfugiés venant de Turquie. Et le gouvernement Mitsotákis est prêt à tout pour tenter de les dissuader de rejoindre la Grèce. Après l'incendie du camp de Moria, le 9 septembre dernier, il a décidé de fermer les centres PIKPA et Kara Tepe, qui accueillent des demandeurs d’asile vulnérables sur l'île de Lesbos. Athènes joue la politique du pire, pour flatter l'électorat d'extrême droite.

La situation des réfugiés n’est pas meilleure en Bosnie-Herzégovine, où la complexité du système institutionnel bosnien ne joue pas en leur faveur. Le 30 septembre dernier, les autorités du canton d'Una-Sana et celles de la municipalité de Bihać ont pris la décision unilatérale d'évacuer le camp de Bira, à la grande surprise du ministère de la Sécurité intérieure. Depuis, tout le monde se refile la patate chaude : que faire de ces centaines de personnes qui dorment tous les soirs dans les rues ?

Le « dialogue » entre Belgrade et Pristina tarde à reprendre, officiellement à cause de la reprise de la pandémie de Covid-19 mais, si on parle souvent des biens détenus par la Serbie au Kosovo, les entreprises publiques kosovares possédaient aussi des filiales et des biens immobiliers dans toutes les républiques de l'ancienne Yougoslavie. Le Kosovo n'y a généralement pas accès et peine même à les inventorier. D'autant que beaucoup ont déjà été revendus ou privatisés. Pristina n’entend pourtant pas renoncer à ses droits.

Autre sujet de préoccupation pour Pristina, la 5G. En effet, l'Albanie et le Kosovo ne figurent pas sur les cartes européennes de la 5G, mais les deux pays ont conclu un Mémorandum le 2 octobre, visant à créer un corridor conjoint. Sans avoir recours à la technologie chinoise de Huawei, comme l'a imposé Washington. Décryptage.

Le rebond de la pandémie touche fortement tous les pays d’Europe du Sud-Est, notamment la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro ou la Slovénie. Depuis début octobre, la Roumanie connaît aussi une forte augmentation du nombre de cas graves et de décès. Les lits en soins intensifs sont quasiment tous occupés, certains soignants craignent l'imminence d'une situation à l'italienne, avec un « tri » des malades. Des médecins témoignent.

En France, l’écrivain Timothée Démeillers convoque les fantômes de Vukovar dans un passionnant roman. De Nevers à Vukovar, Demain la brume suit les destins de Pierre-Yves, Katia, Damir, Jimmy et Nada au moment où la Croatie sombre dans la guerre. Une roman choral, kaléidoscopique, qui raconte les idéaux volés d’une jeunesse en pleine crise identitaire. Timothée Démeillers, l’auteur de cette fiction hyper-réaliste, propose aussi la bande-son de ce tragique début des années 1990

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.