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Irak: le siège d'un parti kurde incendié à Bagdad

Des partisans du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires pro-Iran, ont mis le feu au siège du Parti démocratique du Kurdistan, samedi 17 octobre 2020.
Des partisans du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires pro-Iran, ont mis le feu au siège du Parti démocratique du Kurdistan, samedi 17 octobre 2020. REUTERS/ Thaier Al-Sudani
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le siège d'un parti kurde à Bagdad a été incendié samedi 18 octobre par une foule de partisans du Hachd al-Chaabi, une coalition de groupes paramilitaires majoritairement pro-Iran. L'attaque est intervenue alors qu'un membre de ce parti kurde a récemment critiqué ces factions armées.

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Avec notre correspondante à Bagdad, Lucile Wassermann

Il était encore tôt samedi en Irak lorsque de larges colonnes de fumées noires se sont élevées dans le ciel de Bagdad, la capitale. En contre-bas, le siège du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), l'un des principaux partis kurdes en Irak, est en feu, incendié par des centaines de manifestants qui entourent le bâtiment. Ils brandissent des drapeaux du Hachd al-Chaabi, cette myriade de milices désormais intégrées à l'État irakien. Les partisans de cette coalition entrent alors dans le bâtiment, saccagent l'ensemble des locaux, puis se filment en brûlant un drapeau de la région autonome du Kurdistan irakien.

►À lire aussi : Irak : la milice Hachd al-Chaabi, maillon de la chaîne iranienne dans la région

Pas d'intervention des forces de sécurité

L'attaque est d'une violence extrême. Et surtout, elle se déroule sans aucune intervention des forces de sécurité aux alentours. C'est ainsi qu'en un instant, le centre de la capitale irakienne a pris des airs chaotiques.

À l'origine de cette colère, des critiques, émises récemment par l'un des cadres de ce parti kurde à l'encontre de cette force paramilitaire appelée Hachd al-Chaabi. 

Immédiatement après l'attaque, les autorités kurdes ont appelé Bagdad à « prendre les mesures nécessaires » et le soir même, le Premier ministre Moustafa al-Kazimi a réuni en urgence le Conseil de sécurité nationale. « Quinze arrestations » ont eu lieu, a-t-il annoncé, et une enquête a été ouverte, notamment pour déterminer pourquoi les forces de sécurité ont failli à leur mission ce matin-là.

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