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Présidentielle à Chypre-Nord: un second tour très surveillé par Ankara

Avec 32,46% des voix, le candidat soutenu par la Turquie, Ersin Tatar, est arrivé le 11 octobre en tête du premier tour de l'élection «présidentielle».
Avec 32,46% des voix, le candidat soutenu par la Turquie, Ersin Tatar, est arrivé le 11 octobre en tête du premier tour de l'élection «présidentielle». AP Photo/Nedim Enginsoy
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Ce dimanche se tient le second tour de l’élection présidentielle à Chypre-Nord, l'autoproclamée RTCN, République turque de Chypre-Nord, reconnue uniquement par la Turquie. Le dirigeant sortant, Mustafa Akinci, affrontera le protégé d'Ankara, Ersin Tatar. Il n’est pourtant pas sûr qu’Ankara réussisse à voir son champion l’emporter.

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Jusqu au bout, la Turquie a tenté de peser sur le scrutin avec par exemple, juste avant le premier tour, la réouverture de Varosha, une ancienne cité balnéaire à succès devenue ville fantôme depuis l'invasion de l'armée turque dans la partie nord de l’île. Une annonce symbolique sur le fonds comme sur la forme. Elle a été faite par Recep Tayyip Erdogan et le candidat qu'il soutient à Ankara.

À lire aussi : Varosha, station balnéaire-fantôme de Chypre-Nord, au cœur des enjeux

En face, le président candidat, lui, souhaite ouvertement un rapprochement avec les chypriotes grecs, désserrer les liens avec la Turquie. Mustafa Akinci, arrivé deuxième lors du premier tour, mais qui a reçu un soutien précieux, celui d'un candidat qui avait reçu plus de 20% des voix.

Même réélu, le président social démocrate dispose de toute façon d'une marge de manœuvre assez faible : le territoire est occupé par un peu plus de 30 000 soldats turcs. Il est aussi considéré par Ankara comme une pièce majeure dans sa stratégie visant à étendre ses frontières en Méditerranée orientale.

Lors du Conseil européen de jeudi et vendredi, les Vingt-Sept ont réitéré leur soutien à la Grèce et à Chypre et leur volonté de ne céder en rien aux provocations de la Turquie, tout en prônant la poursuite d'un dialogue avec Ankara. L’éventualité de sanctions européennes contre Ankara sera examinée lors du prochain sommet en décembre.

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