Accéder au contenu principal
Reportage

Autriche: des grands-mères se mobilisent pour l'accueil de migrants du camp de Moria

Des migrants traversent la frontière germano-autrichienne, en octobre 2015 (illustration).
Des migrants traversent la frontière germano-autrichienne, en octobre 2015 (illustration). AP Photo/Kerstin Joensson
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Des grands-mères autrichiennes se mobilisent pour que le pays accueille des migrants de Moria, le camp de l’île grecque de Lesbos dévasté par un incendie. Elles s’appellent les Omas gegen Rechts, en français, « les mamies contre la droitisation » et elles campent, depuis un mois, devant la chancellerie pour faire changer d’avis le chancelier Sebastian Kurz, qui a, jusqu’à présent, refusé d’en accueillir.

Publicité

Avec notre correspondante à Vienne, Isaure Hiace

Le groupe des Omas gegen Rechts a été créé fin 2017 lorsque Sebastian Kurz s’est allié à l’extrême droite pour diriger le pays. Aujourd’hui, il gouverne avec les Verts mais reste inflexible sur la politique migratoire, refusant l’accueil de migrants de Moria, ce que dénoncent les Omas.

« Il n'y a aucune raison pour ne pas aider ces gens : les contribuables autrichiens paient pour des centres d’accueil aujourd’hui vides qui pourraient tous être mis à disposition. Et puis nous avons besoin de ces personnes dans nos sociétés européennes vieillissantes », explique Susanne Scholl, 71 ans.

Des grands-mères déterminées

Depuis un mois, les Omas se relaient pour camper devant la chancellerie quasiment tous les jours. Elles espèrent ainsi convaincre le chancelier, mais aussi les Autrichiens réticents à l’accueil de réfugiés explique Elisabeth Zoumboulakis-Rottenberg, 73 ans.

« Ma famille a dû fuir l'Autriche en 1938 et s’ils n'avaient pas été accueillis par un autre pays à l'époque, je n'existerais pas aujourd'hui. Je trouve que les Autrichiens ont le devoir de faire de même. Et je leur dis : "nous pouvons le faire !" », lance la septuagénaire.

Jusqu’à présent ni Sebastian Kurz, ni aucun ministre n’est venu à leur rencontre. Les Omas promettent donc de poursuivre leur mouvement.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.