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Le prix Sakharov du Parlement européen décerné à l'opposition en Biélorussie

Un opposant au régime de Loukachenko lors d'une manifestation à Minsk, le 18 octobre 2020.
Un opposant au régime de Loukachenko lors d'une manifestation à Minsk, le 18 octobre 2020. REUTERS/Stringer
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Après avoir couronné l'universitaire ouïghour Ilham Tohti l'an dernier, le Parlement européen a décerné, ce jeudi 22 octobre, son prix Sakharov des droits de l'homme à l'opposition biélorusse.

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L'opposition démocratique au président Alexandre Loukachenko en Biélorussie, emmenée par sa figure de proue Svetlana Tikhanovskaïa, a reçu, ce 22 octobre, le prix Sakharov décerné chaque année par le Parlement européen.

« Ils ont de leur côté une chose que la force brutale ne pourra jamais vaincre : la vérité. N'abandonnez pas votre combat. Nous sommes à vos côtés », a twitté son président David Sassoli.

Cette candidature était soutenue par les principaux groupes politiques du Parlement, notamment le PPE (droite), S&D (socialistes et démocrates) et Renew Europe (centristes et libéraux).

« Sentir qu'ils sont soutenus »

« Il faut quand même se mettre dans la peau de ces gens : ils sortent tous les week-ends dans la rue, ils voient ce qu’il se passe, savent que des gens sont emprisonnés. Sentir qu’ils sont soutenus aussi sur le plan international, je pense que c’est important », explique à RFI Isabel Wiseler-Lima, eurodéputée luxembourgeoise.

Mais dans l’hémicycle, on ne se fait guère d’illusion sur l’impact de cette récompense sur le terrain. Il faut poursuivre la pression diplomatique pour obtenir la démission d’Alexandre Loukachenko, explique Maria Arena, la présidente de la sous-commission Droits de l’homme au Parlement, mais aussi lutter contre l’impunité : « Nous demandons aussi qu’il y ait un observatoire des violences et des violations qui ont été commises en Biélorussie pour pouvoir avoir la possibilité de tenir pour responsables les personnes qui ont pratiqué ces violences. »

Quelque 14 000 manifestants ont été détenus depuis le début du mouvement de contestation, rappelle le Parlement.

Les Biélorusses sont prêts à se battre par tous les moyens possibles et légaux. Ils sont prêts à continuer le combat pour le retrait d’Alexandre Loukachenko, pour de nouvelles élections, et pour la libération des prisonniers politiques. Et tant que nos demandes ne seront pas écoutées et réalisées, ces manifestations continueront. Personnellement, je ne vais pas seulement m’exprimer en sortant dans la rue, mais aussi par d’autres modes d’actions avec pour but de faire tomber ce système.

Volga Kovalkova opposante récompensée par le Prix Sakharov

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