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Reportage

Haut-Karabakh: à Stepanakert, un atelier fabrique à la hâte des tenues militaires

Stepanakert, la capitale de la région séparatiste du Haut-Karabakh, le 19 octobre 2020.
Stepanakert, la capitale de la région séparatiste du Haut-Karabakh, le 19 octobre 2020. REUTERS/Stringer
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Parmi les cibles de l’armée azerbaïdjanaise se trouve Stepanakert, la capitale du Haut-Karabakh, qui fait régulièrement l’objet de bombardements. La ville s’est vidée de ses habitants dans les premiers jours de la guerre, fin septembre, mais d’autres sont restés et participent à l’effort de guerre, comme dans cet atelier de couture du centre-ville. 

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Avec nos envoyés spéciaux à Stepanakert,  Anastasia Becchio et Richard Riffonneau

L’atelier de couture situé au rez-de-chaussée de l’immeuble a été déplacé au sous-sol pour se prémunir des bombardements. Une vingtaine de personnes, des femmes essentiellement, y fabriquent des tenues militaires et des couettes chaudes. Le travail ne manque pas, explique Archak Ayrapetian qui gère l’équipe de couturières.

« Les volontaires continuent d’affluer, dit-il. Ils sont des centaines, des milliers, et nous devons nous dépêcher de leur coudre des tenues pour qu’ils puissent rejoindre l’armée. Il faut poursuivre l’effort tant que la guerre n’est pas terminée. C’est triste, mais on n’a pas le choix. »

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Toutes les petites mains sont des volontaires. Sur l’une des machines, Satik Tsaturian fabrique de poches de treillis militaires. Professeur à la retraite, elle vient travailler ici tous les jours avec sa fille, tandis que son fils est sur le front.

« J’ai l’impression qu’en me trouvant ici, au plus près des événements, je peux être plus utile à tout le monde, mais aussi à mon fils, explique-t-elle. Certains passent la nuit ici, c’est plus sûr. Quand ça bombarde fort, on reste aussi ici, sinon on va dormir chez nous. Avant-hier, on était ici et heureusement, parce qu’on a eu très peur. Nous allons bien sûr poursuivre notre effort, nous allons résister, mais nos enfants continuent de mourir. »

Selon les chiffres officiels, considérés comme partiels, près d'un millier de soldats arméniens ont perdu la vie en un mois de conflit.

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