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Biélorussie: démarrage de la centrale nucléaire d’Ostrovets, craintes en Lituanie

La centrale nucléaire d’Ostrovets, ici en octobre 2018.
La centrale nucléaire d’Ostrovets, ici en octobre 2018. REUTERS/Vasily Fedosenko
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La Biélorussie doit démarrer ce samedi sa nouvelle centrale nucléaire d’Ostrovets, construite à seulement 40km de la capitale lituanienne voisine et entièrement financée par la Russie. Quelque 920 000 Lituaniens vivent dans un rayon de 100 kilomètres de la centrale qui est si proche de la Lituanie que ses deux tours de refroidissement sont visibles depuis la capitale Vilnius. Car la Lituanie est encore traumatisée par la catastrophe de Tchernobyl.

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Les Lituaniens sont inquiets car la centrale est située sur une zone sismique. Et pour refroidir les réacteurs, la centrale puisera dans une rivière qui traverse Vilnius. Pour Edgaras Geda, directeur du Bureau de gestion des catastrophes du ministère de l’Intérieur lituanien, la Biélorussie n’a pas respecté les normes internationales : « Après Tchernobyl et Fukushima, il y avait un accord entre tous les pays du monde, pour faire très attention à ne pas construire de centrales nucléaires si proche des grandes villes. Cette centrale va à l'encontre de toute logique de réduction des risques pour la population. »

Les autorités lituaniennes se sont préparées au pire : elles ont distribué des cachets d'iode, testé les sirènes d'alerte et signalé des routes d'évacuation.

►A (ré)écouter aussi : Vilnius s'inquiète de la nouvelle centrale nucléaire biélorusse

Mais pour Petras Austrevicius, président d'une ONG opposée à Ostrovets, l'enjeu commercial de la centrale est trop important pour que les pays européens dénoncent ce projet : « C'est un terrible revers pour l'Union européenne. Et nous n'avons toujours pas entendu de déclaration politique claire de la Commission européenne. »

Vilnius a lancé plusieurs offensives diplomatiques pour freiner l’exportation d’électricité biélorusse vers le reste de l’Europe. Mais seule la Pologne a répondu à l’appel pour le moment. Du côté biélorusse, des ONG ont tenté de bloquer le démarrage de la centrale, mais sans succès.

 

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