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L'Otan avertit qu'un retrait américain précipité d’Afghanistan aurait «un prix très élevé»

Le président sortant Donald Trump veut un retour des troupes américaines d'Afghanistan d'ici-Noël 2021. Ici, un soldat américain, lors d'une opération dans la ville afghane de Marjah, dans la province Helmand, le 21 février 2010.
Le président sortant Donald Trump veut un retour des troupes américaines d'Afghanistan d'ici-Noël 2021. Ici, un soldat américain, lors d'une opération dans la ville afghane de Marjah, dans la province Helmand, le 21 février 2010. REUTERS/Goran Tomasevic
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Alors que les États-Unis ont annoncé le retrait de 2 000 de leur soldats d’Afghanistan, le secrétaire général de l’Otan avertit mardi 17 novembre qu’un départ précipité aurait « un prix très élevé ». Jens Stoltenberg se heure presque frontalement au président américain sortant, car si l’Alliance atlantique quitte l’Afghanistan, cela doit se faire de manière coordonnée. Mais Donald Trump veut que ses troupes soient de retour avant Noël 2021.

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De notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

Le secrétaire général de l’Otan évite de critiquer expressément les États-Unis ou son président Donald Trump lui-même, mais les remarques de Jens Stoltenberg sur le retrait d’Afghanistan constituent un avertissement en bonne et due forme au président sortant.

Jens Stoltenberg souligne que cela fait près de vingt ans que les troupes des pays de l’Otan sont en Afghanistan, et que l’Alliance y est allée pour soutenir les États-Unis après le 11-septembre.

Sur les centaines de milliers d’hommes qui ont participé à ces missions, « plus d’un millier d’entre eux ont payé le prix ultime » de leur vie. Et plus de la moitié des quelque 12 000 soldats actuellement sur place sont des « forces non-américaines », des membres des armées alliées qui combattent aux côtés des troupes américaines.

L’Otan « s’est engagée » à soutenir les forces afghanes « jusqu’en 2024 », souligne Jens Stoltenberg, et si elle part de manière précoce ou non coordonnée, « l’Afghanistan risque de redevenir une base pour les terroristes internationaux » et le groupe « État islamique pourrait reconstruire en Afghanistan le califat de terreur qu'il a perdu en Syrie et en Irak ».

Depuis quatre ans, le secrétaire général de l’Otan tente de maintenir l’unité de l’Alliance face aux tiraillements causés par Donald Trump. Il a toutefois déjà félicité le président-élu Joe Biden et on lui sent pousser des ailes dans l’attente de la prise de fonctions du nouveau président américain.

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