Accéder au contenu principal

À la Une: le patriarche Irinej est décédé des suites du Covid-19

Le patriarche de l'Église orthodoxe serbe Irinej est mort le 20 novembre 2020 du Covid-19. Ici le 1er novembre, à Podgorica, il avait célébré les funérailles du métropolite Amfilohije Radovic, le plus haut clerc de l'Église orthodoxe serbe au Monténégro décédé lui aussi du Covid-19.
Le patriarche de l'Église orthodoxe serbe Irinej est mort le 20 novembre 2020 du Covid-19. Ici le 1er novembre, à Podgorica, il avait célébré les funérailles du métropolite Amfilohije Radovic, le plus haut clerc de l'Église orthodoxe serbe au Monténégro décédé lui aussi du Covid-19. REUTERS - STEVO VASILJEVIC
4 mn

Une revue de presse présentée en partenariat avec le Courrier des Balkans.

Publicité

L'Église orthodoxe serbe est en deuil : le patriarche Irinej est mort le 20 novembre des suites du Covid-19. Le président Aleksandar Vučić a été l’un des premiers à confirmer ce décès. En dix années à la tête de l’Église orthodoxe serbe, jamais Irinej n’avait critiqué le pouvoir politique. Son décès fait suite à celui du métropolite Amfilohije et ouvre une succession incertaine.

Dans les Balkans, la pandémie fait de plus en plus de victimes, mais grâce aux découvertes de Pzifer et Moderna, des campagnes de vaccinations devraient prochainement avoir lieu, comme l'ont promis les différents gouvernement. Pourtant, au sein des populations, partagées entre espoir et méfiance, les réticences restent nombreuses, certains prônant même l’usage de la rakija (l'eau-de-vie), comme meilleur remède contre le Covid-19.

La Slovénie, qui fut, en mai dernier, le premier pays européen à proclamer « la fin de la pandémie », se retrouve désormais déboussolée face à une très forte deuxième vague. Et alors que l’exécutif ultra-conservateur avance en roue libre, l’inquiétude ne cesse de grandir. Après avoir affiché un soutien inconditionnel et précipité à Donald Trump, le Premier ministre Janez Jansa a, cette semaine, volé au secours de la Hongrie et de la Pologne, et fait bloc contre le budget européen, refusant tout contrôle de l’État de droit.

Dimanche 15 novembre, Maia Sandu est devenue la première femme présidente en Moldavie. Les enquêtes d’opinion prédisaient un scrutin très serré, mais la candidate libérale et pro-européenne l’a très largement emporté sur le sortant, le pro-russe Igor Dodon, avec près de 58% des voix contre 42%. La campagne d'entre-deux-tours avait été très dure, le camp du président Dodon multipliant les attaques personnelles et les fake news contre son adversaire.

La Bosnie-Herzégovine aussi a voté ce jour-là, pour des élections locales. Et un vent de changement a soufflé sur tout le pays : les trois grands partis bosniaque, serbe et croate au pouvoir ont subi de lourds revers, perdant même plusieurs de leurs fiefs. Après ce sursaut citoyen imprévu, le verrou ethno-nationaliste va-t-il sauter ?

Ce verrouillage de la vie politique bosnienne est directement lié aux Accords de paix de Dayton, qui ont mis fin aux combats, signés à Paris il y a 25 ans, à la mi-décembre 1995. Prévue pour être provisoire c'est en effet leur annexe constitutionnelle qui continue de régir la Bosnie-Herzégovine. Mais que savons-nous aujourd'hui de ce pays, au-delà de ses clichés ? L'universitaire Aline Cateux s'interroge. De son côté, la sociologue Daniela Lai décortique la « réconciliation » imposée par les internationaux, sur un modèle néocolonialiste et néolibéral qui suscite de dramatiques injustices. Deux articles qui ouvrent une série initiée par Le Courrier des Balkans en vue d'un colloque spécial #Dayton25 en ligne les 2 et 3 décembre sur Zoom.

Au Kosovo, le séisme provoqué par l'inculpation ces dernières semaines du président Hashim et de plusieurs commandants de l’UÇK, la guérilla albanaise, continue de faire des remous. Alors que leurs procès pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commencent, on connaît le nom des avocats qui seront chargés de leur défense. Il s'agit de ténors du barreau international qui ont déjà fait acquitter de nombreux accusés au TPIY et au TPIR.

À la fin de l'été, le réalisateur américain Michael Almereyda sortait un long-métrage décidé à Nikola Tesla, le découvreur du courant alternatif. Immigré pauvre, génie incompris et visionnaire utopiste : le destin de cet inventeur que se disputent la Croatie et la Serbie réunit tous les ingrédients pour un scénario réussi. Voilà sûrement pourquoi il fait autant fantasmer la pop culture. Que ce soit le cinéma, la littérature, la BD, le rock n’roll ou le jeu vidéo, les projets le mettant en scène se multiplient ces dernières années.

 

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.