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Covid-19 en Grèce: des cliniques privées réquisitionnées pour aider les hôpitaux publics

File d'attente pour un test Covid-19 devant un hôpital de Thessalonique, le 14 novembre 2020.
File d'attente pour un test Covid-19 devant un hôpital de Thessalonique, le 14 novembre 2020. © AFP - SAKIS MITROLIDI
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Grèce, face à la saturation des hôpitaux publics en raison de la progression du coronavirus, le gouvernement vient de réquisitionner deux cliniques privées à Thessalonique, la deuxième ville du pays. Soit l’équivalent de 200 lits supplémentaires pour les patients atteints du Covid-19. Dans le même temps, 72 personnes sont officiellement décédées ce vendredi 20 novembre, un record dans ce petit pays de onze millions d’habitants.

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Avec notre correspondant à Athènes, Joël Bronner

Il semble bien loin le temps de la première vague du coronavirus, celle qui, en mars-avril 2020, avait relativement épargné la Grèce, avec moins de 200 morts officiellement recensés. À l’époque, les autorités se félicitaient d’avoir pris des mesures restrictives en amont des voisins européens, mesures qui, en plus de l’absence de flux touristiques et économiques importants, avaient permis aux hôpitaux d’éviter le naufrage. 

Submersion

Quelques mois plus tard, la seconde vague submerge au contraire un pays dont la faiblesse du système de soins - fragilisé par plus de dix années de crise économique - était connu de tous. Et, à présent, avec plus de 500 personnes en soins intensifs au total, les hôpitaux grecs saturent. 

Et ce, en particulier à Thessalonique, dans le nord du pays, où le gouvernement vient de réquisitionner - de force malgré des compensations financières - deux cliniques privées et leur personnel, pour au moins quinze jours.

Manque d'anticipation 

Une méthode musclée qui masque mal un manque général d’anticipation. Un haut représentant des cliniques privées grecques l’a d’ailleurs souligné : entre un personnel insuffisamment formé et des capacités financières réduites, ces cliniques ne seraient tout simplement pas préparées à la prise en charge des patients atteints du coronavirus. 

 

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