Accéder au contenu principal
Reportage

Pologne: les défenseurs du droit à l’avortement bloquent le ministère de l'Éducation

Manifestation pour le droit à l'avortement à Varsovie, le 23 novembre 2020.
Manifestation pour le droit à l'avortement à Varsovie, le 23 novembre 2020. Agencja Gazeta via REUTERS - MACIEK JAZWIECKI
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Depuis un mois maintenant, et après la décision de restreindre encore plus le droit à l’avortement, le pays est secoué par une vague de contestation inédite. À Varsovie, ce lundi, des manifestantes et manifestants ont bloqué notamment le ministère de l'Éducation car le ministre a menacé de sanctions les professeurs et universités soutenant la mobilisation.

Publicité

Avec notre correspondante à Varsovie,Sarah Bakaloglou  

Sur les grilles du ministère, cadenassées par les manifestants, une pancarte « un avortement libre, une éducation libre » a été déposée.

Justyna est revenue de l’étranger exprès pour prendre part à la mobilisation. « C’est une manière de montrer au gouvernement qu’il devrait avoir peur des femmes, nous sommes certes pacifiques mais nous n’abandonnerons jamais nos droits. Aujourd’hui, on a la chance immense de se battre vraiment pour la démocratie, montrer qu’on est bien réveillées : c’est cela dont il s’agit, cette année, c’est l’année des citoyens qui disent que la démocratie est dans la rue. »

À lire aussi : Mobilisation pro-IVG en Pologne: «C’est un mouvement quasi pré-insurrectionnel»

Ce lundi encore, de nombreux policiers ont été déployés. « Aucune répression ne nous arrêtera », scandent les manifestants alors que plusieurs personnes sont interpellées, dont une journaliste, relâchée quelques heures plus tard. La foule se presse devant le commissariat.

« La première vague de manifestations, la police était bien plus calme, mais maintenant, ils se disent, peut-être, que comme on est toujours dans la rue, il faut faire autrement, explique Jakub, 22 ans. Et les policiers ont commencé à être violents, ils ont vu qu’ils n’étaient pas inquiétés pour leurs actions, et maintenant ils veulent nous faire peur. » 

Un usage disproportionné de la force dénoncé par Amnesty International. 

À écouter aussi : Quasi-interdiction de l’IVG en Pologne: «Il y a une mobilisation sans précédent de la jeune génération»

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.