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Covid-19: la Bulgarie refuse le confinement malgré le pic de la deuxième vague

Le personnel médical du plus grand hôpital d'urgence de Sofia, Pirogov, appelle les habitants à se conformer aux restrictions visant à contenir le pic de propagation du Covid, le 27 octobre 2020.
Le personnel médical du plus grand hôpital d'urgence de Sofia, Pirogov, appelle les habitants à se conformer aux restrictions visant à contenir le pic de propagation du Covid, le 27 octobre 2020. REUTERS - STOYAN NENOV
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La Bulgarie va resserrer les mesures contre le coronavirus. Le pays est frappé de plein fouet par la deuxième vague du Covid, alors qu'il avait été plus ou moins épargné lors de la première. À présent, le nombre de cas avoisine 130 000 avec plus de 6 000 personnes hospitalisées et plus de 3 000 décès. Le gouvernement rechigne pourtant à confiner.

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Avec notre correspondant à Sofia, Damian Vodénitcharov

Ce n'est pas un confinement et le gouvernement et ses experts se gardent bien de le dire. À partir de 23h30 ce vendredi 27 novembre, les écoles et les maternelles seront fermées, les centres commerciaux seront bouclés, les restaurants, les bars et les boîtes de nuit mettront la clé sous la porte, les événements sportifs seront vidés de leurs spectateurs... et c'est à peu près tout.

Personne ne sera obligé de rester enfermé, les parcs seront ouverts, même les petits commerces pourront continuer de travailler. Pourtant les hôpitaux sont mis à mal par la seconde vague de coronavirus. Les lits font défaut à travers le pays et le chaos règne au niveau de la gestion des patients en besoin d'hospitalisation. Il n'est pas rare qu'ils circulent entre plusieurs hôpitaux avant de trouver une place libre, alors que ceux sans test de dépistage positif ne sont pas admis du tout.

Chaque jour, entre 3 000 et 4 000 nouveaux cas et plus d'une centaine de décès sont répertoriés, mais les experts estiment que le nombre réel de malades est beaucoup plus important.

Pendant l'été, le gouvernement du Premier ministre Boïko Borissov s'était dit prêt à réagir lors de la seconde vague, mais il a fallu attendre plusieurs semaines pour que ces mesures soient adoptées.

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