Brexit: pourquoi les négociations entre le Royaume-Uni et l’UE n’avancent pas?

Le négociateur en chef de l'Union européenne Michel Barnier, à Londres le 28 novembre 2020, pour des discussions sur le Brexit.
Le négociateur en chef de l'Union européenne Michel Barnier, à Londres le 28 novembre 2020, pour des discussions sur le Brexit. © Henry Nicholls, Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le négociateur en chef de l’Union européenne sur le Brexit, Michel Barnier, est à Londres pour trouver un accord commercial post-Brexit samedi 28 novembre : le Royaume-Uni et l'Union européenne ont jusqu'au 31 décembre pour éviter un « no deal ». Le temps presse, mais les négociations bloquent toujours sur les mêmes points : la pêche, les règles de concurrence et le règlement en cas de non-respect de l’accord.

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Premier point sur lequel butent les discussions : la pêche. Avec le Brexit, le Royaume-Uni entend reprendre le contrôle de ses zones de pêche, où viennent actuellement les bateaux européens.

Londres veut contrôler les quotas et les renégocier tous les ans. Impensable pour la France, la Belgique, l’Irlande, mais aussi les Pays-Bas et le Danemark, présents dans les très poissonneuses eaux britanniques. Bruxelles souhaite que le dossier avance et rappelle que Londres exporte 75 % de sa pêche vers le marché européen. Soit un débouché qui peut peser dans les négociations.

Le deuxième désaccord repose sur les règles de concurrence. L’Union européenne (UE) se dit prête à un accord commercial sans droits de douanes ni quotas. Cela à condition que les britanniques respectent les normes européennes aussi bien en matière sociale, environnementale, qu’en matière fiscale. Afin que les règles soient équitables. 

Bruxelles souhaite également davantage de transparence sur les aides d'État britanniques, afin qu'elles ne se transforment pas en subventions pour soutenir son économie, et créent ainsi une concurrence déloyale.

Enfin, le troisième point concerne la gouvernance, qui doit régir les différends en cas de violation de l'accord. Cela pourrait se traduire par la création d'un tribunal d'arbitrage. Bruxelles souhaitait que la Cour de justice européenne soit partie prenante concernant le droit européen… mais Londres n'y est pas favorable.

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