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La Suisse aux urnes pour un référendum sur le financement de l’industrie des armes

La Suisse, dont les citoyens étaient auparavant très attachés à la possession d'armes, avait déjà serré la vis sur leur vente après un référendum en 2019. Ici, des fusils dans un stand de tir à Ossingen, le 16 mai 2019.
La Suisse, dont les citoyens étaient auparavant très attachés à la possession d'armes, avait déjà serré la vis sur leur vente après un référendum en 2019. Ici, des fusils dans un stand de tir à Ossingen, le 16 mai 2019. © REUTERS - Arnd Wiegmann
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les Suisses se rendent aux urnes dimanche 29 novembre pour plusieurs votes d'initiative populaire, dont un portant sur le financement de l’industrie de l’armement. Une association antimilitariste réclame l'interdiction de tout financement et investissement dans des entreprises fabriquant du matériel de guerre. Les autorités appellent à rejeter cette proposition, affirmant que son effet pacificateur serait limité, à l’inverse des conséquences économique néfastes.

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La loi suisse interdit déjà la fabrication et le financement de certaines armes : nucléaires, chimiques, biologiques, mines anti-personnel et armes à sous-munitions. Mais l'association à l'origine du texte veut aller plus loin. Elle réclame que tout matériel de guerre - que ce soit des composants de véhicules blindés ou des systèmes de défense anti-aérienne - ne puisse être financé par la Suisse.

Tout crédit ou investissement dans les entreprises qui les fabriquent devrait alors cesser. Ainsi, la Banque centrale et les caisses de retraites ne pourraient plus détenir des actions dans ces entreprises.

L'association antimilitariste estime que ces placements financiers sont incompatibles avec la neutralité suisse.

Mais les autorités helvétiques, elles, recommandent de voter contre le texte. Elles affirment que cette initiative ne rendra pas « le monde plus pacifique ».

Selon elles, cette proposition risque au contraire d'avoir des conséquences économiques néfastes pour la Suisse. Par exemple, les caisses de retraites notamment pourraient avoir des difficultés si elles ne peuvent plus investir dans de grandes entreprises comme Airbus ou Boeing… qui fabriquent des avions de ligne, mais aussi du matériel de guerre.

► À lire aussi : Il n'y a jamais eu autant d'armes à feu en circulation dans le monde

 

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