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Les conditions pour un accord post-Brexit toujours «pas réunies»

Le Premier ministre britannique Boris Johnson sort de Downing Street le 2 décembre 2020.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson sort de Downing Street le 2 décembre 2020. AP - Kirsty Wigglesworth
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Premier ministre Boris Johnson se rendra à Bruxelles « dans les prochains jours » pour y rencontrer la cheffe de l'exécutif européen Ursula von der Leyen. Une mission de la dernière chance pour débloquer les négociations post-Brexit toujours dans l'impasse.

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« Les divergences sont significatives »  voilà le bilan de l’entretien téléphonique de Boris Johnson et Ursula von der Leyen, tellement significatives que la présidente de la commission et le premier ministre britannique ont longuement interrompu ce coup de téléphone pour consulter leur équipes, raconte notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet.

À l'issue de cet entretien téléphonqiue très attendu, Boris Johnson et Ursula von der Leyen n'ont pu que constater, à nouveau, « que les conditions » pour finaliser un accord n'étaient « pas réunies ». Ils ont finalement convenu de ce face-à-face à Bruxelles et cette entrevue sera décisive si on en croit le ministre irlandais des Affaires étrangères.

Le jour de la venue du Britannique à Bruxelles n'est pas encore fixé, mais il ne participera pas, dans tous les cas, au sommet européen prévu jeudi et vendredi dans la capitale belge. Les deux dirigeants ont souligné que les discussions achoppaient toujours sur les trois même sujets : l'accès européen aux eaux britanniques, la manière de régler les différends dans le futur accord et les garanties exigées à Londres par l'UE en matière de concurrence en échange d'un accès sans tarifs ni quotas à son immense marché.

Course contre la montre

Au cours d'une rencontre lundi matin avec les ambassadeurs des Vingt-Sept, le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, n'avait pas caché l'absence de progrès sur ces trois sujets. Il avait ensuite estimé lors d'un autre point avec des eurodéputés qu'une décision sur la possibilité de conclure ou non un accord devait être prise d'ici mercredi, à la veille du sommet européen. Avant de reprendre les échanges avec son homologue britannique David Frost.

En fonction du résultat des tractations, les 27 dirigeants de l'Union européenne pourraient être invités jeudi à examiner les grandes lignes d'un accord ou à acter un échec, exigeant alors la préparation de mesures d'urgence face au choc de la rupture.

Les négociateurs travaillent sous la pression inexorable du calendrier puisqu'un éventuel accord commercial – de plus de 700 pages – devra encore être ratifié par les parlements britannique et européen avant d'entrer en vigueur le 1er janvier, ce qui apparaît de plus en plus hypothétique avec cette nouvelle prolongation des négociations.

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