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Reportage

Sommet européen du 10 décembre: l'inquiétude des citoyens hongrois et polonais

Manifestation pro-européenne à Varsovie (image d'illustration).
Manifestation pro-européenne à Varsovie (image d'illustration). © AP - Czarek Sokolowski
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Un sommet crucial s’ouvre ce jeudi 10 décembre à Bruxelles. Il s’agit pour les Vingt-Sept d’adopter un budget et un plan de relance pour l’Europe. Jusqu’ici tout était bloqué par le « veto » des Premiers ministres hongrois et polonais., Viktor Orban et son homologue Tadeusz Morawiecki, qui refusaient que l’accès aux fonds européens soit lié au respect de l’État de droit. Mais, quelques heures avant le sommet, l’Allemagne aurait conclu un compromis avec les deux dirigeants d’Europe centrale. 

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Avec notre correspondante à Budapest, Florence Labruyère

Pendant le sommet européen, les maires de Varsovie et Budapest, qui appartiennent à des partis d’opposition, ont décidé d’illuminer des monuments de leur ville en bleu – la couleur de l’Europe. Et deux associations polonaises et hongroises (« AHang » à Budapest, « Akcja Demokracja » à Varsovie), qui, à  elles deux,  représentent 300 000 citoyens, demandent aux dirigeants européens d’imposer des règles strictes pour que Budapest et Varsovie respectent la démocratie.

« Pas d’État de droit, pas d’argent ! » C’est ce que demandent des milliers de citoyens hongrois et polonais dans une lettre aux dirigeants européens. Maté Varga est le porte-parole de l’association hongroise « La Voix » : « Pas de compromis ! Il est grand temps que l’Union européenne fasse respecter l’État de droit. La majorité des Hongrois est contre le détournement des fonds européens et la destruction de la démocratie. »

« Il faut écouter les Hongrois, pas Monsieur Orban ! »

Selon le baromètre Eurostat, 74 % des Hongrois sont pour la suspension des aides européennes aux pays qui ne respectent pas l’État de droit. De son côté, Gergely Hajdu, le directeur de campagne de l’association « La Voix », s'emporte : « Orban dit qu’il représente les Hongrois. Ce n’est pas vrai, il n’y a qu’à regarder les chiffres. Il faut écouter les Hongrois, pas Monsieur Orban ! »

Selon une proposition de l’Allemagne, la Hongrie et la Pologne seraient prêtes à voter le budget européen. En échange, la mise en place du mécanisme de l’État de droit serait repoussée. C'est une mauvaise nouvelle pour cette Budapestoise de 69 ans, informaticienne à la retraite : « Aie aïe aie… Viktor va pouvoir continuer à voler ! Pour enrichir ses amis, pas pour résoudre les problèmes du pays. »

La crainte des associations est que le manque de fermeté des dirigeants européens encourage Budapest et Varsovie à saper encore un peu plus la démocratie.

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