La Turquie condamne les sanctions européennes et appelle désormais au «dialogue»

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, lors d'un entretien à des médias, le 11 décembre 2020 à Istanbul.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, lors d'un entretien à des médias, le 11 décembre 2020 à Istanbul. © Presidential Press Office, Reuters

Réunis en sommet à Bruxelles jeudi 10 et vendredi 11 décembre, les dirigeants européens ont décidé de sanctionner les recherches de gaz naturel de la Turquie en Méditerranée orientale, jugées « illégales et agressives » à l’égard de la Grèce et Chypre. Mais les représailles adoptées restent assez légères : les 27 ne se sont mis d’accord que sur des sanctions individuelles – une liste de noms restant à établir. La Turquie est donc relativement satisfaite de l’issue du sommet.

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Avec notre correspondante à Istanbul,  Anne Andlauer

La Turquie, consciente d’avoir bénéficié de la division des Européens, a réagi avec un énervement mêlé de satisfaction aux sanctions relativement légères adoptées à Bruxelles. Le ministère turc des Affaires étrangères a dénoncé une « attitude biaisée et illégitime », tout en prenant acte des « efforts de la présidence tournante de l’UE », c’est-à-dire de l’Allemagne, « et de nombreux États membres pour maintenir le dialogue avec notre pays ».

Ankara veut voir dans les sanctions individuelles décrétées le résultat de pressions d’un petit nombre de pays - en l’occurrence la Grèce, Chypre ou la France.

Sur un ton apaisant, le président turc Recep Tayyip Erdogan a lui-même remercié « les pays dotés de bon sens au sein de l’Union européenne » pour leur approche jugée « positive ». Il a estimé que des sanctions « nuiraient à toutes les parties » et a appelé au « dialogue », en insistant sur les « relations politiques et économiques très anciennes » entre son pays et l’Europe.

La Turquie est donc soulagée d’avoir échappé - pour l’instant - à des sanctions plus sévères, qui risqueraient de nuire à son économie déjà bien mal en point.

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