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Des médecins allemands publient des preuves de l'empoisonnement d'Alexeï Navalny

L'opposant russe Alexeï Navalny (image d'illustration).
L'opposant russe Alexeï Navalny (image d'illustration). REUTERS - Shamil Zhumatov
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'opposant russe Alexeï Navalny est depuis plusieurs jours au cœur de l'actualité. Mercredi matin, la revue britannique « The Lancet » publie un article écrit par les médecins berlinois qui ont soigné l'opposant russe et qui livrent avec l'accord de ce dernier des détails cliniques sur son empoisonnement.

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Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

« Le 20 août 2020, un homme de 44 ans en bonne santé a été saisi de troubles du comportement dix minutes après le décollage d’un vol intérieur russe. Il a commencé à transpirer abondamment et à vomir avant de perdre connaissance ». C’est par cette description que commence l’article paru dans la revue scientifique The Lancet. Il est basé sur les données fournies par les médecins berlinois qui ont traité Alexeï Navalny après son transfert en Allemagne. L’opposant russe se félicite de cette publication dans laquelle il voit une preuve médicale réclamée depuis des semaines par Moscou.

Une récupération due à sa bonne santé

Après les premiers symptômes, Navalny est tombé dans le coma, son rythme cardiaque a fortement ralenti et la température de son corps a baissé jusqu’à 33,5 degrés. « Son bon état de santé avant l’empoisonnement a probablement favorisé son rétablissement », expliquent les scientifiques auteurs de l’article qui rejettent par là les affirmations de leurs collègues russes sur une mauvaise hygiène de vie d’Alexeï Navalny. Ce dernier a été victime d’un empoisonnement grave causé par l’agent neurotoxique du groupe Novitchok mis au point par l’Union soviétique dans les années 80.

Lundi 21 décembre, Navalny a piégé un membre supposé d’une équipe des services secrets russes responsable de sa tentative d'empoisonnement lors d'un appel téléphonique. Et mardi, Moscou a répliqué par des contre-mesures aux sanctions de l'Union européenne contre la Russie liées à cette affaire.

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