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Russie : l'opposant Alexeï Navalny dans le collimateur du Kremlin

Une activiste brandit le portrait d'Alexeï Navalny à Saint Petersbourg, le 22 décembre 2020, alors que l'opposant est toujours réfugié en Allemagne, après sa tentative d'assassinat.
Une activiste brandit le portrait d'Alexeï Navalny à Saint Petersbourg, le 22 décembre 2020, alors que l'opposant est toujours réfugié en Allemagne, après sa tentative d'assassinat. REUTERS - ANTON VAGANOV
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Russie, les ennuis judiciaires s'accumulent contre Alexeï Navalny. Les différentes affaires qui le visent interviennent après la diffusion sur internet d'une enquête pointant la responsabilité des autorités russes dans son empoisonnement fin août en Sibérie. L'homme d'affaires Evgueni Prigojine, réputé proche collaborateur de Vladimir Poutine, lui réclame notamment plus de 800 000 euros. 

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Les plaintes en diffamation ont été déposées par la société « Concord », appartenant à Evgueni Prigojine. Dix plaintes au total, « pour défense de l'honneur, de la dignité et de la réputation commerciale ». L'homme d'affaires attend en particulier le versement de dommages et intérêts gagnés en justice après la publication par l'équipe d'Alexeï Navalny d'une enquête à charge qui avait largement circulé sur internet.

Mais ce n'est pas tout : mardi 29 décembre, le puissant Comité d'enquête a ouvert contre Navalny une enquête pour « fraudes à grande échelle », un délit passible de dix ans de prison. Il lui est reproché d’avoir détourné l’équivalent de 4 millions d'euros de dons récoltés par « plusieurs organisations » sans but lucratif. Parmi elles, le très actif Fonds de lutte contre la corruption, fondé par Navalny.

Depuis l'Allemagne où il se trouve actuellement, l'opposant russe raille « l'hystérie » du Kremlin. « Ils veulent me mettre derrière les barreaux sous prétexte que je ne suis pas mort », a-t-il déclaré. S'appuyant sur une enquête menée par le site anglais Bellingcat, Alexeï Navalny accuse personnellement Vladimir Poutine d'avoir commandité son empoisonnement. 

Manifestement, le Kremlin semble décidé à dissuader Navalny de rentrer en Russie, ce qui a toujours été l'intention revendiquée de l'opposant. En l'éloignant durablement du pays, le pouvoir russe serait tenté d'en faire un exilé politique privé de réelle influence.

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