Tollé au Royaume-Uni après la suppression accidentelle de données cruciales pour la police

La ministre de l'Intérieur britannique Priri Patel est sous le feu des critiques après la suppression accidentelle de milliers de données cruciales pour le travail de la police.
La ministre de l'Intérieur britannique Priri Patel est sous le feu des critiques après la suppression accidentelle de milliers de données cruciales pour le travail de la police. AFP/Archivos
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Royaume-Uni, la ministre de l’Intérieur Priti Patel est à nouveau sous le feu des critiques après la suppression accidentelle par ses services de centaines de milliers d’informations criminelles cruciales pour la police. Une erreur technique qui pourrait avoir de graves conséquences et permettre à certains suspects d’échapper à la justice alors même que le pays a déjà perdu son accès à la vaste base de données européenne depuis le Brexit.

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Empreintes digitales, ADN, casiers judiciaires... Au total 150 000 documents ont été effacés par erreur d’une base de données vitale pour la police britannique à travers le pays. Les forces de l’ordre y ont accès pour les aider à résoudre leurs enquêtes ou vérifier en temps réel le casier judiciaire de personnes suspectes.

Selon le quotidien The Times qui a révélé l’affaire ce vendredi 15 janvier, les conséquences sont potentiellement catastrophiques. Une source policière a prévenu que la suppression de ces données pourrait ainsi compromettre de futures enquêtes et permettre à nombre de criminels de passer à travers les mailles du filet.

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur assure que les données effacées ne concernaient que des suspects relâchés sans avoir fait l’objet de poursuites. Néanmoins, l’opposition travailliste s’inquiète des « graves dangers » posés par cette erreur et dénonce « l’incompétence du gouvernement ». Le Labour appelle d’ailleurs la ministre de l’Intérieur Priti Patel à s’expliquer publiquement.

La bourde est d’autant plus embarrassante que le gouvernement de Boris Johnson avait insisté sur le fait qu’après sa sortie de l’UE, Londres aurait suffisamment d’informations criminelles et ce malgré la perte de son accès au Mandat d’arrêt européen. Or 40 000 alertes concernant des criminels européens ont déjà disparu des fichiers de police britanniques depuis la signature de l’accord post-Brexit.

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