Ukraine: le procès sur l'assassinat du journaliste Pavel Cheremet reprend à Kiev

Les enquêteurs ukrainiens inspectent l'épave de la voiture que conduisait le journaliste Pavel Cheremet lorsqu'elle a explosé, dans le centre-ville de Kiev, mercredi 20 juillet 2016.
Les enquêteurs ukrainiens inspectent l'épave de la voiture que conduisait le journaliste Pavel Cheremet lorsqu'elle a explosé, dans le centre-ville de Kiev, mercredi 20 juillet 2016. REUTERS/Valentyn Ogirenko
Texte par : RFI Suivre
2 mn

C’est ce mardi 19 janvier 2021 que reprend à Kiev le procès sur l'assassinat du journaliste d'investigation Pavel Cheremet. Il est mort en juillet 2016 dans l’explosion de la voiture qu’il conduisait. Le meurtre n’a depuis pas été élucidé. Le procès reprend avec de nouveaux éléments. Au début du mois, la police ukrainienne a indiqué qu’elle disposait de preuves permettant d'identifier les commanditaires.

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Une délégation de la police ukrainienne a récemment visité un pays de l’Union européenne, sans préciser lequel. Elle devait interroger un ancien officier des forces spéciales biélorusses, Igor Makar, qui vit caché quelque part en Europe.

Au début du mois, l’homme a diffusé au site EUobserver une conversation dans laquelle un certain Vadim Zaitsev, ancien chef du KGB, les services secrets biélorusses, discute d’une opération ordonnée par Alexandre Loukachenko, visant à assassiner trois opposants politiques et un journaliste exilés à l’étranger.

Igor Makar a expliqué avoir fait parvenir cet enregistrement « par solidarité avec les manifestants prodémocratie en Biélorussie » et s’est déclaré « prêt à témoigner devant un tribunal ».

Dans l’enquête sur l’assassinat de Pavel Cheremet, jusque-là cinq anciens combattants de la guerre dans l'est de l'Ukraine ont été arrêtés, mais de nombreux proches du journaliste doutent de leur implication dans le meurtre.

D’origine biélorusse, Pavel Cheremet s’était trouvé en butte avec le pouvoir d’Alexandre Loukachenko. Il sera brièvement emprisonné puis privé de sa nationalité en 2010. Après avoir longtemps travaillé en Russie, il avait choisi de s’exiler en Ukraine, où il continuait à critiquer à la fois des autorités russes, biélorusses et ukrainiennes.

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