Confrontée à la Turquie, la Grèce achète 18 Rafale à la France

La vente de 18 avions Rafale à la Grèce est le premier contrat dans ce domaine pour la France avec un pays européen.
La vente de 18 avions Rafale à la Grèce est le premier contrat dans ce domaine pour la France avec un pays européen. AP
Texte par : Franck Alexandre
3 mn

Florence Parly est à Athènes ce lundi matin 25 janvier pour signer avec son homologue grec le contrat d’achat de 18 avions Rafale. Un contrat de 2,5 milliards d’euros, qui, se félicite la ministre des Armées, est une excellente nouvelle pour l’industrie française, mais aussi pour l’Europe de la défense. 

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Jamais la France n’a vendu aussi vite ses avions Rafale. Cinq mois se sont écoulés, entre l’annonce de cette acquisition, en septembre dernier, et la signature, ce lundi, du contrat. Un calendrier serré, qui s’explique par le contexte tendu en Méditerranée orientale

Durant toute l’année 2020, la Turquie a multiplié les gestes de défiance, en particulier dans les espaces maritimes revendiqués par la Grèce. Face à ces postures agressives, Athènes actualise donc ses partenariats stratégiques et modernise ses équipements. 

« L’achat d’avions de combat français Rafale est une étape importante dans notre collaboration bilatérale de défense et plus largement dans les relations entre la Grèce et la France, a expliqué Nikolaos Panagiotopoulos, le ministre grec de la Défense. Cet achat contribuera au renforcement de la capacité de combat et de dissuasion de l’armée de l’air et des armées grecques, dont la mission principale est de défendre l’intégrité territoriale et les droits souverains de notre pays. »

Pour conserver la suprématie dans les airs, le gouvernement grec a donc choisi le chasseur Rafale de Dassault. Dix-huit exemplaires, dont six appareils neufs et douze d’occasion, qui seront prélevés dans les forces françaises.

Première vente à un pays européen

Les livraisons interviendront sous six mois et tous les avions seront disponibles d’ici deux ans. Une très bonne nouvelle pour l’industrie tricolore - la filière Rafale représentant 7 000 emplois directs. Et une excellente nouvelle pour l’Europe de la défense, se réjouit le ministère des Armées, qui ne manque pas de souligner que c’est la première fois que le Rafale est vendu à un pays européen.

En parallèle, des discussions préliminaires ont débuté en Turquie entre Athènes et Ankara afin d’envisager de futures négociations sur leurs différends territoriaux. Le signe d’un réchauffement, au moins léger, entre les deux pays.

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