Italie: Giuseppe Conte va démissionner pour tenter d'obtenir une nouvelle majorité

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte au Sénat à Rome le 20 janvier 2021.
Le Premier ministre italien Giuseppe Conte au Sénat à Rome le 20 janvier 2021. AP - Roberto Monaldo
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte, en quête d'une nouvelle majorité depuis la défection d'un parti pivot pour sa coalition, a annoncé lundi soir qu'il présenterait sa démission ce mardi.

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Giuseppe Conte a convoqué un Conseil des ministres, mardi 26 janvier à 9h (8h TU), destiné à « informer les ministres de son intention de se rendre au Quirinal (siège de la présidence de la République) pour démissionner », indique un communiqué de ses services.

Giuseppe Conte espère obtenir un mandat du président Sergio Matterella pour tenter de former un nouveau gouvernement, le troisième depuis 2018, et mettre en œuvre un plan de plus de 200 milliards d'euros censé relancer le moteur de la troisième économie de la zone euro, refroidi par la pandémie qui a fait plus de 85 000 morts dans le pays.

La crise politique a été déclenchée par l'ex-Premier ministre Matteo Renzi (2014-2016), qui a retiré son petit parti Italia Viva (IV) de la coalition au pouvoir le 13 janvier, après des semaines de critiques sur la gestion de la crise sanitaire et les plans de dépenses économiques de Giuseppe Conte. IV faisait partie de la majorité aux affaires depuis l'été 2019 avec le Parti démocrate (PD, centre-gauche) et le Mouvement 5 Étoiles (M5S, antisystème avant son arrivée au pouvoir), soutenus au Parlement par de petites formations.

Pas d'autre choix

Pour pouvoir rester au pouvoir et éviter la démission, Giuseppe Conte a dû se présenter devant le Parlement la semaine dernière pour un vote de confiance des deux chambres. Facile à la chambre basse, le vote au Sénat a été remporté de justesse, avec seulement une majorité relative après le retrait des sénateurs d'IV.

Giuseppe Conte menait depuis des tractations tendues en coulisses dans l'espoir de s'assurer le ralliement de parlementaires indépendants ou dissidents qui lui auraient éventuellement permis de rester aux commandes en remaniant son équipe, sans succès.

Dos au mur, le Premier ministre n'avait plus d'autre choix que de remettre son mandat en jeu – en espérant néanmoins conserver la confiance du président. D'autant que son ministre de la Justice doit présenter cette semaine au Sénat une réforme quasiment assurée d'être retoquée, un revers qui aurait mis son gouvernement en minorité et l'aurait de toute façon contraint à se démettre.

(Avec AFP)

 

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