Covid-19: le vaccin russe Spoutnik V va-t-il faire face à la demande?

La semaine dernière, l'Argentine a reçu trois fois moins de doses du Spoutnik V que prévu.
La semaine dernière, l'Argentine a reçu trois fois moins de doses du Spoutnik V que prévu. AP - Natacha Pisarenko

Après la validation du vaccin Spoutnik V par la prestigieuse revue scientifique «The Lancet», ses promoteurs espèrent désormais que le vaccin sera homologué par les pays européens. Un problème risque cependant de se poser : celui de sa production. Car déjà les pays clients du Spoutnik V font état de retards de livraison

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À ce jour, seuls une quinzaine de pays ont homologué le Spoutnik V et une poignée d’entre eux ont commencé à s'en servir dans leur campagne de vaccination. Après la publication de la revue The Lancet sur l'efficacité du vaccin russe, leur nombre devrait rapidement s'envoler.

Encore faut-il que la Russie puisse répondre à la demande. La semaine dernière, la nouvelle a fait la Une de la presse argentine : la troisième cargaison de Spoutnik V promise par la Russie à Buenos Aires était trois fois moins importante que prévu. L'avion en provenance de Moscou ne contenait que 200 000 doses au lieu de 600 000. Les autorités argentines qui avaient misé sur la Russie pour sa campagne de vaccination n'ont pu qu'être déçues. 

Sur les quelque 20 millions de doses promises par Moscou à la fin du mois de février, l’Argentine n’en a reçu que 800 000 pour le moment, et il y a peu de chance pour que la cadence soit respectée.

Par rapport à ses concurrents, Spoutnik V présente plusieurs avantages : il est moins onéreux et se conserve plus facilement. Mais les informations sur la production du vaccin sont partielles, voire inexistantes. En théorie, plusieurs pays partenaires étrangers doivent participer à la production et permettre à la Russie de faire face à la demande mondiale, mais aucun chiffre n’est disponible pour l’heure sur le nombre de doses réellement produites en Inde, en Corée du Sud ou au Kazakhstan. 

Interrogé sur les capacités de production du vaccin russe, le Kremlin a reconnu ce mercredi qu’il faudrait compter sur les partenaires étrangers de la Russie pour faire face à la demande.

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