Géorgie: 25 personnes arrêtées après une manifestation contre une décision du Parlement

Des opposants géorgiens agitent le drapeau national après l'annonce de la démission du Premier ministre Guiorgui Gakharia le 18 février 2021.
Des opposants géorgiens agitent le drapeau national après l'annonce de la démission du Premier ministre Guiorgui Gakharia le 18 février 2021. AFP - VANO SHLAMOV

En Géorgie, 25 manifestants ont été arrêtés ce vendredi. C’est un nouvel épisode de la crise que traverse le pays, laquelle a conduit à la démission du Premier ministre Guiorgui Gakharia ce jeudi.

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Avec notre correspondante à Tbilissi, Régis Genté

Les derniers soubresauts de la crise politique que traverse la Géorgie sont liés à la décision du parti au pouvoir cette semaine de lever l’immunité parlementaire de Nika Mélia, le chef du principal parti d’opposition. Cette affaire pose la question de la dynamique démocratique qui anime la Géorgie, laquelle fait figure d’exception dans l’ancien espace soviétique, encore très influencé par l’autoritarisme du régime de la Russie voisine.

Les manifestants voulaient installer des tentes devant le siège du Parlement, sur l’avenue Roustavéli, l’élégante artère du centre de Tbilissi. C’est là que se déroulent depuis trois décennies tous les mouvements politiques, manifestations et autres révolutions qui secouent la petite république du Caucase du Sud.

Ils voulaient protester contre la décision du gouvernement de lever l’immunité de Nika Mélia, le chef du Mouvement National Uni, le principal parti d’opposition. La police ne l’a pas entendu de cette oreille et a entrepris de démonter les tentes et a arrêté 25 militants dans la journée.

Le Parti au pouvoir, contrôlé par l’oligarque Bidzina Ivanichvili, est accusé par les défenseurs des droits de l’homme d’avoir violé la loi pourtant très permissive en Géorgie en matière de droit de rassemblement. 

Lassé de l’occupation du parvis du Parlement par divers mouvements de protestation ces dernières années, le pouvoir a prétexté récemment des travaux d’aménagement urbain, notamment d’imposants bacs de verdure de style moderne, afin de comprimer cet espace, sans doute le plus politique de la jeune démocratie géorgienne.

 

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