La Bulgarie met un coup de frein à sa campagne de vaccination

Les enjeux de la campagne de vaccination sont aussi politiques en Bulgarie: des élections législatives se tiendront le 4 avril (image d’illustration).
Les enjeux de la campagne de vaccination sont aussi politiques en Bulgarie: des élections législatives se tiendront le 4 avril (image d’illustration). REUTERS/Dimitar Kyosemarliev

En Bulgarie, le gouvernement a récemment étendu la campagne à tous les citoyens désireux de s'immuniser. Moins d'une semaine plus tard, les doses font défaut et les retards de livraisons poussent les autorités à faire machine arrière. Tout ça à un mois des législatives dans le pays.

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Avec notre correspondant à Sofia, Damian Vodénitcharov

Des corridors verts pour la vaccination de masse. C'est le nom donné à ce nouveau volet de la stratégie vaccinale, lancé le samedi 20 février. Pourtant, les quatre phases ciblées ne sont pas abandonnées. D'après le docteur Assen Baltov, directeur de l'hôpital Pirogov à Sofia, elles continueront en parallèle : « Les quatre phases de vaccination continuent. Dans notre hôpital, nous allons procéder à la vaccination ciblée jusqu'à 13h. Après 13h, nous allons ouvrir cinq postes de vaccination. Tout le monde pourra recevoir le vaccin d'Oxford. »

La nouvelle étape a provoqué des files d'attente à travers le pays. Seules 15 000 doses ont pu être inoculées avant l'arrêt de la vaccination en raison de retards. Le taux de vaccination reste faible : un peu plus d'un pourcent de la population a reçu la première dose. En guise d'excuse, AstraZeneca a réitéré la complexité de la tâche, s'attirant les critiques du ministre de la santé Kostadin Angelov : « Nous avons attendu des réponses claires pendant deux jours, nous ne les avons pas reçues. Chers représentants d'AstraZeneca, nous n'avons pas besoin de formules de politesse. Nous avons besoin du vaccin. »

Les enjeux de la campagne de vaccination sont aussi politiques : des élections législatives se tiendront le 4 avril. D'après les prévisions, le paysage politique risque d'être chamboulé, avec un recul important dans les sondages des partis traditionnels comme le PS et le parti GERB du premier ministre Boyko Borissov.

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