Hongrie: Viktor Orban se fait administrer le vaccin chinois Sinopharm

Après le président hongrois vendredi, le Premier ministre Viktor Orban a été vacciné avec le vaccin chinois Sinopharm.
Après le président hongrois vendredi, le Premier ministre Viktor Orban a été vacciné avec le vaccin chinois Sinopharm. AP

Le Premier ministre hongrois a indiqué ce dimanche 28 février avoir été vacciné contre le Covid-19 avec le vaccin du laboratoire chinois Sinopharm, que la Hongrie est devenue cette semaine le premier pays de l'Union européenne à utiliser. 

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Viktor Orban a annoncé la nouvelle sur Facebook. « Je suis vacciné », a indiqué le Premier ministre hongrois, en joignant à son message des photos et une vidéo qui le montrent se faire injecter une dose de vaccin par un soignant tenant une boîte Sinopharm. Le président hongrois Janos Ader s'est fait administrer ce même vaccin vendredi.

Cette mise en scène fait partie d’une intense campagne de communication. La Hongrie a commencé mercredi 24 février à utiliser le vaccin chinois, devenant le premier pays de l'Union européenne à y avoir recours. Budapest s'était déjà démarqué en employant le vaccin russe Spoutnik V sans attendre le feu vert de l'Agence européenne des médicaments (EMA), malgré les réticences des habitants.

Viktor Orban, qui critique le processus de validation et d'achat des vaccins par l'UE, qu'il juge trop lent, a appelé les citoyens hongrois à vaincre leurs réserves contre le vaccin chinois, dont les médias proches du gouvernement vantent les mérites.

Les 550 000 premières doses de ce vaccin sont arrivées de Chine mi-février, accueillies en fanfare par les médias publics. Un million d'autres sont attendues en mars et avril, puis 3,5 millions en mai, selon les détails fournis par le gouvernement. Le vaccin Pfizer, dont 773 745 doses sont arrivées pour l’instant, a été réservé aux soignants et aux personnes âgées et malades, indique notre correspondante à Budapest, Florence La Bruyère. L'arrivée des lots chinois devrait permettre de rapidement monter en puissance.

Bon dernier

Dans les enquêtes sur les préférences parmi les cinq vaccins actuellement utilisés en Hongrie, Sinopharm se classe dernier, derrière trois vaccins développés en Occident et validés par l'Agence européenne des médicaments – Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca – ainsi que Spoutnik V.

Viktor Orban insiste sur l'urgence de la vaccination, alors que le nombre de contaminations quotidiennes grimpe fortement et qu'une extension jusqu'au 15 mars du confinement partiel en place depuis novembre a été annoncée cette semaine. « Sans les vaccins chinois et russe, nous aurions de gros problèmes », a-t-il estimé vendredi.

Confronté à un manque d'informations sur le vaccin Sinopharm, l'Ordre des médecins hongrois (MOK) avait estimé début février « ne pas pouvoir, en toute conscience, recommander l'usage de ce produit à ses membres ». Mais les autorités médicales du pays ont ignoré ses craintes et donné leur approbation finale la semaine dernière.

(Et avec AFP)

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