Grèce: enquête après une intervention policière musclée pour faire respecter le confinement

Les images d'un jeune homme frappé à coups de matraque par des policiers  sont devenues virales, provoquant un tollé dans le pays.
Les images d'un jeune homme frappé à coups de matraque par des policiers sont devenues virales, provoquant un tollé dans le pays. © capture vidéo/Twitter

En Grèce, le parquet d'Athènes a ordonné lundi une enquête préliminaire au lendemain de la diffusion d'une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Les images diffusées en ligne montrent une intervention policière musclée dans une banlieue de la capitale grecque, au moment d'un contrôle supposé faire respecter le confinement en place depuis le mois de novembre.

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Avec notre correspondant à Athènes,  Joël Bronner

La vidéo qui circule en ligne dure une minute. Une minute durant laquelle un jeune Grec entouré d’une poignée de policiers reçoit une pluie de coups de matraque de la part de l’un d’eux.

Le fait que le jeune homme se retrouve à terre et crie « Πονάω » « J’ai mal », n’arrête pas pour autant ce déchainement de violence, que les images qui circulent ne permettent pas de comprendre ou de justifier. Idem pour le cadre de ce matraquage, un petite place d’apparence tranquille, dans une banlieue résidentielle d’Athènes.

C’est bien parce que cette vidéo laisse supposer une violence policière largement gratuite, suscitant par ailleurs la colère de nombreux internautes tout comme l’indignation des passants filmés sur la vidéo, qu’une enquête préliminaire vient d’être ouverte. 

Dans un communiqué, la police a affirmé que certains agents auraient été préalablement attaqués par 30 personnes, une affirmation que rien n’est venu pour l’instant étayer. 

À la suite de la diffusion de ces images, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées lors d’une manifestation spontanée, dans cette même banlieue, pour dénoncer la violence policière. Un rassemblement finalement dispersé par la police anti-émeute à coup de gaz lacrymogènes.

L’incident a immédiatement pris une dimension politique, l’opposition de gauche en profitant pour accuser le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis de dérive sécuritaire depuis son accession au pouvoir en 2019. 

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