Russie: 45 pays demandent la libération immédiate d’Alexeï Navalny

Alexei Navalny lors d'une audience pour examiner un appel contre une décision de justice antérieure de changer sa condamnation avec sursis en une véritable peine de prison, à Moscou, le 20 février 2021.
Alexei Navalny lors d'une audience pour examiner un appel contre une décision de justice antérieure de changer sa condamnation avec sursis en une véritable peine de prison, à Moscou, le 20 février 2021. REUTERS - MAXIM SHEMETOV

Les avocats d’Alexeï Navalny sont à la recherche de leur client. Il a été transféré de sa prison de la région de Vladmir vers un lieu inconnu. Les services pénitentiaires refusent, pour l’heure, de dire où il a été emmené. Le cas de l’opposant russe a une nouvelle fois été évoqué au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève. 45 pays appellent à le libérer immédiatement et sans condition.

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Des États-Unis au Japon en passant par les 27 États membres de l’Union européenne, le Royaume-Uni, l’Australie, le Canada: 45 pays jugent l’incarcération d’Alexeï Navalny illégale et réclament une enquête sur son emprisonnement.

Une telle déclaration conjointe est sans précédent contre la Russie. Elle a été lue par le représentant de la Pologne au Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève. Le communiqué dénonce des mesures « inacceptables et politiquement motivées » prises par les autorités russes à l’égard de l’opposant. Il exprime sa préoccupation au vu du grand nombre d’arrestations arbitraires de manifestants qui expriment leur soutien à Alexeï Navalny.

Les signataires regrettent par ailleurs que l’empoisonnement de l’opposant ne fasse pas l’objet d’une véritable enquête. La Russie, qui n’a pas entamé de procédure judiciaire, regrette régulièrement que l’Allemagne, la France et la Suède, dont les laboratoires militaires ont trouvé du Novitchok dans les analyses d'Alexeï Navalny, ne partagent par leurs données.

Au-delà du cas de l’opposant, les signataires du texte expriment leur inquiétude face à « certains amendements législatifs récents et des changements constitutionnels qui restreignent un peu plus les droits et les libertés » et regrettent le « rétrécissement de l'espace de la société civile » en Russie.

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