Reportage

Élections législatives aux Pays-Bas: le Parti de l'Amour ou le refus des mesures anti-Covid-19

Les élections législatives aux Pays-Bas se déroulent sur trois jours.
Les élections législatives aux Pays-Bas se déroulent sur trois jours. AP - Peter Dejong

En pleine pandémie, des mesures sanitaires très strictes sont mises en place pour garantir le bon déroulement du scrutin aux Pays-Bas. Et ça ne plaît pas à tout le monde, notamment au Parti de l'Amour.

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De notre envoyé spécial à La HayeVincent Souriau

Comme chaque semaine, Erik van den Berg sort manifester avec une petite broche rouge accrochée au revers de son veston, un pin’s en forme de cœur, celui du Love Party, qui fait campagne contre la dictature du confinement : « Les tests PCR positifs, ce sont les jeunes. Ils ont juste une petite fièvre, ils restent chez eux et ils guérissent, ils ne vont même pas à l’hôpital. On voit bien tous les jours dans les statistiques du gouvernement combien il y a de gens à l’hôpital. Il n’y en a pas plus que les années précédentes, voire une légère tendance à la baisse ». 

Erik von den Berg fait partie des modérés. Il reconnaît que le virus existe, mais il estime que les Néerlandais sont assez grands pour trouver leurs propres solutions. Et c’est pour ça qu’il va voter aux législatives : « Il faut changer le système, on veut plus de démocratie, moins de technostructure imposée d’en haut, plus de confiance et moins de contrôle. On ne sait pas ce qu’il va se passer dans trois ans, donc on se repose sur nos valeurs : liberté, responsabilité personnelle et protection des plus faibles ».

Malheureusement, l’amour ne devrait pas triompher cette année. Le Love Party, présent dans une douzaine de circonscriptions, n’est crédité d’aucun siège au Parlement dans les enquêtes d’opinions. 

L'actuel Premier ministre libéral-conservateur Mark Rutte, au pouvoir depuis 2010, est favori pour l'emporter au niveau national. Le pays est toujours soumis à des restrictions anti-Covid strictes, dont un couvre-feu qui a donné lieu à des émeutes fin janvier. Les personnes à risque votent depuis lundi et aussi ce mardi, le jour principal du scrutin se déroulant mercredi.

 

 

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